Gestion du Duché du Berry - RR
 
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 Nayash - 30.I.1458 - C - TOP (Racket)

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Alfred555
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Nombre de messages : 1027
Date d'inscription : 27/10/2009

MessageSujet: Nayash - 30.I.1458 - C - TOP (Racket)   Dim 30 Jan 2011, 23:13

Juge : Alfred555
Procès instruit par : Zoyah

Accusé : Nayash
Accusation : Duché du Berry

Sanction prononcée par la Cour :
Arrow 3 jours de prison, et 250 écus d'amende

Témoins :


Minutes du procès :

Citation :
Acte d'accusation
*****Procès opposant le Duché du Berry à Nayash, le 21 janvier de l'an de Pâques 1458 pour racket sur Holera****



***La jeune Baronne ne s'attendait pas à retrouver les bancs du tribunal du Berry aussi rapidement, encore moins le premier jour de sa nomination comme procureur. Un poste qu'elle connaissait que trop bien pour l'avoir occupé de longs mois avant. Elle abandonna donc le travail de dépoussiérage qu'elle avait entamé avec son amie pipelette pour consulter le dossier. L'affaire semblait simple si ce n'est que la victime parlait difficilement le françois et encore moins le Berrichon. Elle parvint tout de même à se faire comprendre ce qui permit d'appréhender les deux suspects. La surprise qui l�attendait au tribunal était de taille....le bureau du procureur croulait sous la poussière. Après avoir consulté un des greffiers, on lui apprit que le Père Rapha avait refusé de faire ses réquisitoires et que le juge Bubul expressément nommé la veille s'était empressé de clôturer l'intervention du proc.
"C'est ça les hommes d'églises"... songea la procureur... "ils sont fondamentalement tournés vers l'amitié et l'amour les autres et du coup ils pardonnent tout".

En arrivant dans la salle où allait se tenir le procès, elle aperçut Alfred assis au bureau du juge. Oubliant un peu son devoir de retenu, elle agita sa petite mimine et hurla à tue-tête.**

Yoouuuuhouuuuuuuuu. !!!...Alfred !!!!...alors comment fonctionne ton entreprise de vente de bisous ? !!!

**léger brouhaha dans la salle, la proc se racle la gorge et s�empourpre. La baronne déposa devant ses yeux un dossier pas très épais et le feuilleta machinalement en attendant qu�on la fasse appeler. Quand son tour vint, elle se leva et se présenta à la barre afin d�énoncer l�acte d�accusation**

Monsieur le Juge,

En ce jour du 21 janvier de l�an de pâques mil quatre cent huit, comparait devant vous la personne correspondant à la description suivante :

Cheveux châtains, mi-longs, vêtue de blanc et noir. Elle porte un chapeau rouge avec un pompon blanc, une chemise, des braies et des bottes blanches, ainsi qu'un bustier et une cape noire. Cette femme est équipée d�une épée et d�un bouclier.

Veuillez notez la grosse faute de goût, le bonnet n�étant pas du tout assorti au reste de la tenue...huhu...c'est bien évidement ce qui a permis qu'on la repère si vite et de la traîner de force jusqu'au tribunal.

Elle est accusée d'avoir racketté en compagnie de son compagnon...***baisse d�un ton ***qui comparaitra très prochainement *** puis reprend plus vivement***....sire Holera ***la proc fit mine de prononcer avec l�accent***, sujet Bulgare originaire du village de....hum..... Велико Търново !

***pestant contre le greffier***
M�enfin ! Ne me donnez pas de mouchoir, je n�ai point éternué !

***après avoir fait une boule du mouchoir et l�avoir balancé à la tête du greffier, elle poursuivit***

Le méfait s�est déroulé le 20 janvier sur la route entre Nevers �Bourges. Le pauvre Holera est arrivé bien mal en point à Bourges puisque les miliciens l�ont confondu avec un vulgaire mendiant et jeté en prison ! Il faut avouer que pour un Bulgare, il a manqué de pot...de yaourt !...ahahaha....***marmonnant suite à l�échec total de sa blague vaseuse***ben quoi..vous ne connaissez pas les yaourt bulgares....

La déposition de la victime est jointe au dossier...***agitant un papier***


Ces faits sont réprimés par la coutume berrichonne, notamment par les articles suivants :
- Livre II : Lois Pénales, article 5 : « Le brigandage avec ou sans violence n'est pas toléré en territoire berrichon. Les contrevenants seront poursuivis pour trouble a l'ordre public. »

Conformément à la coutume berrichonne, le prévenu a le droit de se faire représenter par l'avocat de son choix. L'ordre des avocats du dragon propose de représenter à titre gracieux toute personne qui en fera la demande.


Prononcé à Bourges, le 29e jour du mois de janvier de l�an de Pâques mil quatre cent cinquante-huit,
Par Zoyah, procureur du Berry,
Au nom de Léandre de Mistra (Faust), Duc de Berry le plus sexy de tous les temps.


***une fois fait, la proc posa devant le juge et l�accusée copie des pièces originales qu�elle conservera le temps du procès****


=========================
Pièces jointes au dossier
=========================
Déposition de la Victime :
http://imm.io/media/3h/3h2j.png
http://alfa.kachi-snimka.info/images/bfi1295591765g.JPG

Description de l�accusé :
https://i.servimg.com/u/f38/12/38/19/72/nayash10.jpg

Référence du corpus berrichon :
http://admin-berry.forumactif.com/le-rez-de-chaussee-f30/lois-en-vigueur-dans-notre-pays-t5823.htm (http://alfa.kachi-snimka.info/images/bfi1295591765g.JPG)
Citation :
Première plaidoirie de la défense
** Cela faisait un bon bout de temps maintenant que Nayash arpentait les routes avec son ami, sans que jamais ils ne leur arrivent de mésaventures. Elle en avait pourtant rencontré pas mal du monde ! Mais visiblement il y avait quelqu'un qui n'avait pas aimé discuter avec elle. Bref... elle avait été assigné en justice, et il fallait qu'elle vienne se défendre... soit ! La voilà entrant dans le tribunal. Jetant des regards à droite et à gauche, elle s'assit écoutant le discours de celle qui semblait être la procureur, puis celui de l'homme qui l'accusait de brigandage !!! Vint enfin son tour, elle se leva et salua le juge et le proc' **

Bonjour Dames et Sires.

** Puis se retournant vers la femme qui n'avait pas arrêté de parler depuis le début, elle retira son beau chapeau à pompons qu'elle aimait tant. **

Si je peux me permettre, il me semble que nous sommes en mil quatre cent cinquante huit, et non mil quatre cent huit.

** Puis se tournant vers le juge cette fois **

Monsieur le juge, le visage de cet homme me dit en effet quelque chose.. Nous l' avons rencontré avec mon ami sur les routes il y a quelques jours, mais comme vous avez pu le constater il ne parle que très mal le françois, et bien qu'il nous dise que les commentaires sont superflus, je trouve, pour ma part qu'ils sont très importants.
Le jour où nous l'avons rencontré nous avons également rencontré un homme plutôt mal en point. Étant de nature peureuse, je l'avoue, ** petit rosissement des joues de la jeune femme ** j'ai eu très peur. J'ai donc sauté sur le premier venu, qui se trouvait être cet homme ** elle désigna du doigt l'homme qui l'accusait ** je lui ai demandé de l'aide, certes un peu précipitamment. Ne comprenant que très mal le françois, il n'a visiblement rien compris, et a prit peur, il nous a ouvert sa bourse et ait parti en courant ! Oui oui comme un lâche !!!
Et après il vient nous accuser de brigandage ??!!
Il se moquerait pas un peu de nous là ?!

** La jeune femme reprit son souffle. Elle fixa de ses yeux noirs l'homme en question. Puis attendit la suite du procès **
Citation :
L'accusation a appelé Holera à la barre
Bonjour, mesdames et messieurs! J'ai été volé autour de 1500. Les commentaires sont superflus ... Je suis venu de la Bulgarie à l'étude, ne pas voler.Insultes sont inappropriées. Désolé pour mon mauvais français
Citation :
Réquisitoire de l'accusation
***La proc écouta la plaidoirie du témoin. Il ne parlait que très mal le françois et avoir sa version dans les détails s'était avéré difficile. Elle qui pensait que cette affaire serait tristement banale...avec une victime qui exigerait l'écartèlement pour la miche de pain et les 10 écus qu'un vaurien lui aurait dérobé...et un banc des accusés vide ou tellement absents qu'on oubliait presqu'ils étaient là. Zoyah grimaça un peu....le témoignage n'était pas probant, il fallait bien l'avouer. Ce fut ensuite le tour de l'accusée de se défendre A la mention du bafouillage sur la date, Zoyah toute confuse, vérifia son acte, ouf s'était la bonne date qu'elle avait inscrite à la main.

La brune observa rouge-ponpom-blanc tandis qu'elle discourait, notant une trace qui indiquerait qu'elle ment. Misère...c'est que la bougresse avait l'air bien convaincue en plus. Rajoutez à cela, sa version de l'histoire qui paraissait à première vu... plausible. Ainsi, s'agirait-il donc d'une méprise, une incompréhension dû à la barrière de la langue ?!

Lorsque la brunette envoyait au tribunal, c'est que généralement la victime l'avait bien convaincu. Cependant, elle n'omettait pas l'option de s'être fait abusée. Néanmoins, il y avait quelques pans de cette histoire qui lui semblèrent un peu tirés par les cheveux. Elle se leva lorsque le greffier l'y invita afin de faire son réquisitoire***


***Monsieur le Juge, Dame.... ***

ma langue a fourché pour la date et je m'en excuse, amis c'est la bonne inscrite sur l'acte.


Humm...***léger froncement de sourcils***


Je dois admettre que l'accusée n'a pas tort ****marque une pause étudiée afin de ménager le suspense****


La victime parle très mal le François et encore moins le Berrichon....néanmoins, il ne m'a pas été difficile de comprendre ce qu'il me voulait. Racket ...à croire que le mot est aussi universel que la pratique. En parlant de compréhension et de langage....celui du corps comble souvent les manques de l'oral. Par exemple...je vais vous faire une démonstration Monsieur le Juge.


***La Proc attrapa un dossier et le roula afin de lui donner une forme oblongue. Elle le brandit avec férocité et courut vers le juge pour se stopper juste devant en tendant la main.
Elle arrêta, sourit à Alf en espérant qu'il ne se soit pas pissé dessus puis enchaîna***


Deuxième démonstration !


***Zoyah imagina alors une scène des plus horribles dans sa tête. On ne dira pas quoi sous peine d'occasionner quelques chocs psychologiques chez les lecteurs. Le visage décomposé par une peur factice, elle se rua sur Alf et essaya de se cacher derrière lui. Elle s'arrêta rapidement et revint à sa place***

Voyez, Monsieur le Juge...je n'ai pas prononcé la moindre parole et pourtant si nous n'avions pas été dans l'enceinte du tribunal, vous n'auriez pas eu de peine à comprendre que la première scène était un simulacre de brigandage et la seconde quelqu'un d'apeuré. Certes, la peur se traduit de bien curieuse façon chez chacun d'entre nous, mais pas de manière à faire lâcher sa bourse à quelqu'un. La victime aurait peut-être pris les jambes à son cou...soit..mais de là à prendre le temps de vous ouvrir sa bourse....je n'en crois pas un mot.


***Toujours aussi calmement, elle reprit ***


Ensuite, il y a quelque chose qui me surprend...enfin que je ne comprends pas.


***La proc se tourna vers l'accusée***

Vous dites ... « Le jour où nous l'avons rencontré nous avons également rencontré un homme plutôt mal en point. » Et qu'ensuite vous avez pris peur ...en quoi un homme mal en point est-il effrayant au point que vous sautiez au coup du premier venu ?

Tout cela m'a l'air cousu de fil blanc. Et je persiste à demander que l'accusée soit reconnue coupable et condamnée à 3 jours de prison et 100 écus d'amende.

Merci de m'avoir écouté.

***La proc s'inclina, reprit sa place afin d'attendre la suite et nota sur le dossier « Réquisitoire fait le 26 janvier 1458, par Zoyah Procureur du Berry, pour Léandre de Mistra, Duc de Berry***
Citation :
Dernière plaidoirie de la défense
** Lorsque Nayash avait terminé d'essayer de se disculper elle reçu un coup de coude. Elle se tourna vers le fautif, qui n'était autre qu'Archi, son compagnon. ""Tu t'es trompés sur la date, nous sommes en 1459 maintenant !"" Rhooo la confusion... m'enfin était ce vraiment grave... cela servirait peut être pour annuler ce stupide procès pour vice de forme. Elle écouta donc le réquisitoire de l'accusation... et voilà que la procureur m'était en doute sa parole.. au profit d'un bulgare !! A son tour, elle se leva et prit la parole. **

** Long soupire de détresse comme elle sait si bien les faire **
Monsieur le Juge, je comprends les doutes que peut avoir votre procureur, deux personnes contre une, il est évident qu'on va prendre le parti de celle qui est toute seule...

** Petite pause, puis elle reprit **

En revanche comme je vous les déjà dit dans ma première plaidoirie, nous n'avons en aucun cas brigandé ce messire. Je vous le redis, en chemin nous avons rencontré un homme, très mal en point, par mal en point j'entends, très gravement blessé, il avait pas mal de sang, et respirait très mal. Ne supportant pas la vue du sang, j'ai tout de suite paniquée. J'ai eu peur !

** Courte pause, histoire de reprendre un peu de contenance, et chasser les vilaines images qu'elle avait en tête **

Mon ami essayait tant bien que mal de venir en aide à cet homme, il n'a pas une seconde pensé que je n'allais pas bien, et cet homme, que vous appelez Holera et arrivait à ce moment là. La seule chose qui m'est venue à l'esprit fut de lui "sauter dessus" si je peux dire ça comme ça, pour lui demander de l'aide. Et là le messire c'est totalement braquée, et m'a repoussé, mais j'ai insisté. N'auriez vous pas agit de même si vous aviez trouvé un homme en mauvaise posture et que vous n'avez pas les moyens de l'aider vous même ? Vous n'aurez pas essayé de trouver de l'aide ?

Je ne pouvais pas deviner que cet homme ne comprenait rien à ce que je racontais, et encore plus qu'il nous prenait pour des brigands !

** La jeune femme ne savait plus comment essayer de faire comprendre qu'elle et son ami étaient innocents dans cette histoire. Et que la seule confusion d'un homme pouvait les amener à faire de la prison. **

J'en ai terminé avec ma plaidoirie, je comprends que cet homme soit en colère d'avoir été couard, mais ce n'est pas une raison pour nous accuser à tort.

** Courte pause, elle essayait de trouver encore un argument pour faire pencher la balance de son côté, mais n'en trouvait plus, elle se rappela alors de la date sur l'acte. **

A oui, pendant que j'y suis, je m'excuse également pour la date, je me suis moi même trompée, nous sommes actuellement en 1459, et non en 1458. Votre acte d'accusation est donc faux.
Cela ne fait il pas du procès, un procès caduque. Il s'agit là d'un vice de forme non ?

** La jeune femme se tut alors. Elle attendrait que le verdict tombe... **
Citation :
Verdict de la Cour
******** Duché du Berry contre Nayash, le verdict.************

*** Et le verdict tomba. Enfin.. presque. Il ne tomba pas comme la nuit peut tomber, ni comme on tombe de haut, il ne tomba ni de frayeur, ni en pâmoison, ni en amour, ni dans les pommes, ni en panne, ni sur un os, ni sur la fève, ni en ruine.. et encore moins enceinte. Nous pourrions bien sûr continuer cette liste non exhaustive quelque temps, maintenant le lecteur ébaubi de connaître enfin tout ce sur quoi on pouvait tomber, jusqu à ce que celui-ci tombe justement de fatigue et abandonne cette passionnante lecture. Aussi, nonobstant cette liste haletante (rien à voir avec l outre-tombe non plus, hein !), le verdict fut prononcé plus qu il ne tomba. Mais avant, quelques palabres, discours, belles paroles.. enfin bref ! tous les trucs protocolaires visant à en mettre plein la vue à l accusée, qu elle comprenne qu elle n avait pas affaire à une bande de branquignoles, et qu on n était pas là pour rigoler.

Pour commencer, le juge interpella Zoyah, la procureur, qui l avait si « gentiment » apostrophé en début d audience . Après avoir marmonné quelques mots dans son menton (dur quand il n y a pas de barbe) et lui avoir jeté un regard noir, il maugréa : ***

« Nan mais.. t as fini, oui ? J sais bien qu t es jalouse de ne pas avoir la primeur de mes baisers si exceptionnels, si doux au toucher, si tendres, au goût si subtil et.. gratuits ! Mais t es pas obligée de venir t afficher en pleine séance ! J ai une réputation à tenir, m enfin ! Si t as un besoin pressant, t attendras la fin du procès ! »

*** Il esquissa un geste d agacement de la main, puis se tourna vers l accusée, l œil mauvais, échauffé par ce bref échange qui n avait pourtant rien à voir avec l affaire qui nous concerne aujourd hui. Malgré l énervement, il su éviter de sortir un malencontreux : « Bon ! Pour vous, ça va chier ! C est plié, l affaire est dans le sac » et tâcha de regagner son flegme habituel. Il respira un coup, puis fit suivre de poursuivre, et le procès continua.

Après la défense, la procureur vint à nouveau l asticoter. Elle lui fonça dessus brandissant un parchemin levé sans qu il ne bronche, puis lui tourna autour, le frôla.. Commencèrent alors les hypothèses : Mais ! À quoi elle joue, celle-là ? ! En plus, elle m empêche de comprendre le procès. Déjà qu en temps normal, j capte rien, mais là.. c est pas gagné. C est sûr ! J vais me gourer ! Elle veut me pousser à la faute !

Arriva le moment où ce fut à lui d intervenir. Il fit signe à un greffier, qui vint apporter un cierge près de l accusée, lui en mettant plein les yeux. ***

« Bon ! On n est pas là pour rigoler ! C est quoi ton p tit nom ! Mais parles ! Non mais n t en fais pas, j suis pas pressé non plus. Tu vas m dire ton nom, oui ? ! »

*** Au geste du greffier, il comprit qu il avait (encore) fait fausse route. Concentré sur l affaire, il en avait perdu notion de l endroit, et s était cru au poste de police voyant les sergents interroger les accusés..
Il bafouilla un mot d excuse du genre « c est la faute à la proc, elle m a embrouillé » rougit, puis reprit : ***

« Dame au.. heu.. bonnet rouge. Ce n est pas qu on ne veut pas vous croire, mais votre témoignage ressemble de beaucoup à bien d autres que j ai pu entendre. Tous plus extravagants les uns que les autres, où inévitablement, c est la victime qui vient d une manière ou d une autre, par le plus grand des hasards improbables, perdre sa bourse juste aux pieds de la personne accusée. Et où, bien sûr, l accusé n a absolument rien fait pour en arriver à cet situation. Quelle coïncidence malencontreuse. »

*** Il ne pu réprimer un petit rire au souvenir. ***

« Juste entre nous.. Vos plaidoiries, vous les achetez tous auprès du pseudo écrivain charlatan qui loge en face du tribunal ? Elles sont tirées au sort ? Remarquez, vous auriez pu plus mal tomber, et avoir celle où la victime chevauchait avec joie, entrain et allégresse, jusqu à ce que son cheval pose le sabot sur un chardon, rue violemment de douleur et envoie promener son cavalier dans les airs, l assommant lors de la réception mâchoire sur tronc, éjectant sa bourse.. et patati, et patata.. J ai déjà eu deux fois à juger sur cette plaidoirie là. Et là aussi, ça explique le soit disant mauvais état de santé de la victime, et pourquoi la bourse se retrouve entre vos mains. C est vrai qu il faut un peu d imagination, mais surtout penser très fort que la Cour est plus abrutie qu elle n en a l air pour gober pareille ineptie !

Il faudra bientôt établir une loi relative au « brigandage involontaire », si ça continue. Remarquez que ça peut-être une idée à débattre au conseil. »

*** Il fit signe au greffier de noter l idée lumineuse. ***

« Ah oui ! Un dernier détail. Pour votre gouverne, sachez qu en Berry, nous sommes encore en 1458, comme indiqué dans l acte d accusation : « le 21 janvier de l an de Pâques 1458 ». L an de Pâques 1459 ne débutera qu à la prochaine Pâques, soit dans trois mois environ. Il ne saurait y avoir vice de forme sur ce détail.

Passons maintenant à la chute.. heu.. au prononcé du verdict. »


*** Eeeet trois coups de maillet, trois ! Blam ! Blam ! Blam !***

« Moi, Alfred555, Juge de Berry, rends jugement dans l affaire opposant le Duché du Berry à la dame au bonnet rouge,

Vue la loi relative sur le respect d autrui faite sous la Duchesse Josybabas, le 27 juillet 1454 :
« Le brigandage avec ou sans violence n est pas toléré en territoire berrichon. Les contrevenants seront poursuivis pour trouble a l ordre public. »

Considérant que la dame au bonnet rouge a attaqué, le 21 janvier dernier, un voyageur à proximité de Bourges,

Pour ces motifs, la Cour reconnaît la dame au bonnet rouge coupable de Trouble à l Ordre Public.

Attendu que la coupable n a pas agi seule, mais avec un complice, le messire au bonnet rouge,
Attendu que la coupable a dérobé une somme considérable, à hauteur de 1500 écus,
Attendu que la coupable n a à ce jour jamais été condamnée en Berry,

La Cour condamne la dame au bonnet rouge à 3 jours de prison et 250 écus d amende.

Pour reprendre la bonne blague de notre chère procureur *** lui adressant un sourire forcé *** , ça fait cher le yaourt. »

*** Il chuchota en direction de la coupable : ***

« Si vous le souhaitez, on pourra toujours vous en amener en prison. Ou vous faire des yaourts à crédit.. »

*** Se reprenant, plus sérieusement : ***

« La coupable aura de plus l humiliation de subir une peine de dix coups de bâtons en place publique, à Bourges, sous les huées des yaourts.. heu.. de la foule en colère.

Je rappelle que les parties peuvent, si elles le souhaitent, faire appel de ce jugement devant la Cour d Appel. »

Fait à Bourges, le trentième jour de janvier de l an de Pâques 1458 par Alfred555, Juge de Berry, au nom de sa Grasce Faust.
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