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 Tibere - 9.IX.1458 - R - TOP (Appel à la guerre Sainte)

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Gilberg
Vieux Duc
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Date d'inscription : 25/01/2006

MessageSujet: Tibere - 9.IX.1458 - R - TOP (Appel à la guerre Sainte)   Dim 12 Sep 2010, 22:19

Juge : Gilberg
Procès instruit par : Georgepoilu

Accusé : Tibere
Accusation : Duché du Berry


Sanction prononcée par la Cour :
Arrow Relaxe



Minutes du procès :

Citation :
Acte d'accusation

Ce 18 aout 1458, en place publique de Bourges, un auvergnat - récement installé à bourges - appelle à la guerre sainte en exhibant un document par nous inconnu, et exhortant les berrichons à rejoindre les armées en guerre contre l'Anjou.

Les renseignements berrichons confirment que les armées ayant quitté Chinon le dimanche 15 aout 1458 portent haut l'étendard tourangeau et non de notre sainte mère l Eglise. Nous apprenons également que les armées sont dirigées par les nobles tourangeaux Hans et Burin_khazad, tristement célèbre en notre pays comme chef de l'ost tourangeau ayant fait couler le sang berrichon lors de la guerre entre nos pays.

La procure demande donc l'inculpation de cet agitateur pour trouble à l'ordre public pour avoir

* recruter pour des armées étrangères, en l'ocurence tourangelle, sans l autorisation de notre Duc. cet acte contrevient au principe coutumier d'universalité d'action car elle mettrait gravement en danger notre pays si tous les berrichons recrutaient pour des armées étrangeres au détrimentd e notre ost national, et de suirplus pour des armées d'une province hostile ayant déjà attaqué notre pays à 3 reprises. De plus, il s agit aussi d une infraction au principe coutumier du bon pèr de famille car un bon père de famille n appelle pas un berrichon à rejoindre des armées étrangères.

* mensonges sur la place publique pour inciter les berrichons à guerroyer. en effet, le parchemin brandi par l accusé semble etre suspect de fausseté pôur les élements suivants: Premièrement, il est daté du 17 aout 1458 alors que els armées tourangelles sont entrées en Anjou le 16 aout au matin. Deuxièmement, il est avéré que les armées ne portent pas l'étendard de notre sainte mère l église mais de la perfide Touraine. troisièmement, les chefs militaires ne sont point issus des saintes armées mais des nobles tourangeaux, chefs militaires de lost de touraine. Quatrièmement, un document de cette importance aurait été transmis par l archeveque ou la nonciature s il était avéré.
Cette attitude est contraire au principe coutumier du bon père de famille car un bon père de famille n'exhiberait pas de faux document ou fausses informations pour servir ses desseins.

* dans l hypothèse - qui nous semble impossible, mais en sait on jamais - où ce parchemin serait authentique, l accusé a violé le concordat berrichon et plus particulièrement son arrticle 2. pour rappel

Article 2.
De par sa mission diplomatique, toute demande officielle concernant le Berry, n'émanant pas de l'archevêché de Bourges, doit transiter par la Nonciature Apostolique qui la fera suivre à qui de droit.

L accusé n étant ni archéveque de Bourges, ni membre de la nonciature en Berry, il viole l article deux de notre concordat en agissant en lieu et place des hautes autorités religieuses en notre pays.
ce comportement est contraire aux critères coutumiers du bon père de famille et d'universalité d action.
En effet, un bon père de famille respecte le concordat liant le Berry à notre sainte mère l'église et n'usurpe point les fonctions de l'archéveque ou du nonce apostolique. Notre société serait également en grave péril si tous les berrichons et immigrés auvergnats violaient le concordat et faisaient des déclarations publiques en lieu et place des autorités religieuses légitimes.

* Atteinte aux intérêts du Berry. L histoire de notre pays démontre que l Anjou est une région amie et alliée sur laquelle le Berry a toujours pu compter lorsqu'il était en danger. A chacune de nos guerres, les combattants et la noblesse angevine étaient présents sur les champs de bataille, la terre de nos forets rougissaient de leur sang mélangé au notre. Recruter des berrichons en grand nombre pour grossir les rangs des armées attaquant ce fidele allié risque de nous faire perdre son amitié lorsque l Anjou pleurera ses morts par la faute de ces mercenaires. cela constitue donc un acte grave pour la sécurité de notre pays. En souvenir des enfants d'Anjou ayant donné leur jeunesse et leur vie pour la survie et la liberté du Berry, je dema,de à la Cour de reconnaitre l accusé coupable.

Pour toute ces raisons, la Procure demande à la Cour de reconnaitre l accusé coupable de trouble à l ordre public.

Cependant, la procure se doit d etre objective en reconnaissant à l accusé des circonstances atténuantes: premièrement, l accusé est arrivé en Berry le 30 juillet 1458, soit tres récement et pouvait donc légitimement ignorer les liens tres forts unissant berrichons et angevins, ainsi que le danger que représente la Touraine pour la quiétude berrichonne. Deuxièmement, l accusé est auvergnat d origine, ce qui suffit à démontrer une carence intellectuelle à même de ne pas pouvoir lui permettre de réaliser les conséquences de ses actes. j'en profite pour lui signaler qu'il peut demander à la procure l acte d'accusation simplifié pour les accusés auvergnats. troisièment, il est homme de notre sainte mère l Eglise.

Pour ces raisons, je demande à la procure de limiter la condamnation à une obligation d'exprimer un repentir et des regrets sinceres en place publique de Bourges en relisant les paroles de son éminence Fra angelo, secrétaire pontifical et grand théologue, relatif à la faiblesse de l Eglise à proner la guerre au lieu d évangeliser, ainsi que les écrits de feu monseigneur Kuzcau et plus particulièrement les passages sur la pauvreté de l'homme de guerre face à la puissance de la miséricorde de Dieu
Citation :
Première plaidoirie de la défense

Devant la gravité de l'acte d'accusation, je réclame un procès public en gargotte.
Citation :
Réquisitoire de l'accusation

Votre honneur,

l archéveque de bourges, monseigneur Verty nous a écrit pour signaler que le père Tibere a, en qualité de représentant de l'archéveché mandaté par elle, diffusé un message officiel de la curie.

force est de constater que cette intervention change la nature de cette affaire.

En effet, meme si on peut ne pas approuver cette décision romaine, force est de constater que par rapport aux infractions reprochées au père Tibere:

* le recrutement pour des armées étrangeres subsistent mais comme subalterne obéissant, il ne peut etre reposnabvle dune faute qui incombe directement à l archeveque et non à son délégué exécutant ses ordres.

* point de menonge puisque le document émane bien de la Curie. Je concois que vous serez aussi étonné que moi mais cela semble avéré en effet...

* comme délégué de l'archéveque, il ne violerait plus le concordat puisque la communication émane de son office...

* l atteinte aux intérets du berry subsiste toujours mais son auteur serait la curie et non le prélat qui relaie leurs propos...

pour toutes ces raisons, meme si la procure condamne moralement l attitude du père Tibere, juridiquement, je ne vois pas d autre solution que de solliciter sa relaxe.

Pour la procure ce 4.09.1458
George le poilu, Procureur
Citation :
Dernière plaidoirie de la défense

Cette affaire aura duré trop longtemps. Il est bien entendu que je suis innocent de tout ce que l'on a voulu me mettre sur le dos. Je réclame donc le non lieu au vu des derniers éléments évoqués par notre procureur.
Citation :
Verdict de la Cour

*** Une affaire bien épineuse que celle de la mise en accusation du Curé de Bourges.
Epineuse par bien des aspects.
Il y avait d'abord le contexte. L'Anjou, ami du Berry, attaqué par des armées tourangelles avec la bénédiction de l'Eglise ; et le curé qui appelait à soutenir l'ennemi régulier du Berry.
Les protagonistes, aussi. Le Procureur, ravi de mettre en accusation un curé d'origine étrangère, mais qui rechignait à ouvrir une affaire contre l'un de ses amis, tombant pourtant sous le coup des mêmes chefs d'inculpation.
L'intervention de l'archevêque, enfin. Qui en tant que telle ne levait pas tous les détails de l'affaire, mais faisait intervenir les autorités ecclésiastiques. Cela avait dû bruisser, à Rome...

Implications diplomatiques, politiques, religieuses. L'archétype même du pot de pus ; quel que puisse être le jugement rendu, il s'en trouverait très certainement pour venir à redire...
C'était le type d'affaire où le Juge devait faire du mieux possible abstraction de toute sorte de pressions extérieures, et s'en tenir aux seuls faits, et à la seule Justice.

Souriant en entendant le réquisitoire de l'accusation, Gilberg ne put qu'admirer la pirouette du procureur dans celui-ci. Mais il devait bien reconnaître qu'il n'avait pas totalement faux.

Après avoir mis quelque temps le jugement en délibéré, afin de bien peser tous les éléments de l'affaire, le Juge convoqua à nouveau les protagonistes pour faire entendre son verdict. ***

Moi, Gilberg, Vicomte de Bretagne, Juge du Berry, rend jugement dans l'affaire opposant le Duché du Berry à Tibère,

Sur le premier motif,

Vu les principes fondateurs du droit du Berry :
« Est permise toute action que pourrait commettre une personne normalement sérieuse, raisonnable et soucieuse de ne causer aucun préjudice à autrui. Ce bon père de famille est un homme ordinaire, un homme de la place du marché qui agit en vertu de son bon sens. »
et :
« Est punissable l'acte qui mettrait gravement en péril la vie en société si tout citoyen se l'autorisait. »

Considérant que le dénommé Tibère a affiché le 18 août un appel à rejoindre des armées non berrichonnes pour une guerre en un territoire étranger,

Attendu que l'appel n'émanait pas de l'accusé, mais du Cardinal Chancelier du Saint-Office Romain,
Attendu que l'appel incitait à rejoindre non des armées d'une province étrangère, mais agissant sous le couvert de la Curie,
Attendu que l'accusé n'a fait qu'obéir aux instructions de Son Eminence le Cardinal-Archevêque de Bourges,

La Cour suit les demandes de la Procure et ne retient pas le premier chef d'accusation.

Sur le deuxième motif,

Vu le Concordat berrichon :

« De par sa mission diplomatique, toute demande officielle concernant le Berry, n'émanant pas de l'archevêché de Bourges, doit transiter par la Nonciature Apostolique qui la fera suivre à qui de droit. »

Considérant que le dénommé Tibère obéissait aux instructions de Son Eminence le Cardinal-Archevêque de Bourges,

La Cour suit les demandes de la Procure et ne retient pas le deuxième chef d'accusation.

Sur le troisième motif,

Considérant à nouveau que le dénommé Tibère obéissait aux instructions de Son Eminence le Cardinal-Archevêque de Bourges, et par au-delà, de la Curie,

Attendu qu'il ne fait point partie des prérogatives de cette Cour de déterminer si la Curie est dans son bon droit en déclenchant une guerre,
Attendu que la Duchesse du Berry n'a point exprimé que la guerre d'Anjou était contraire aux intérêts du Berry,

La Cour suit les demandes de la Procure et ne retient pas le troisième chef d'accusation.

Pour ces motifs, la Cour prononce la relaxe en cette affaire.

Je rappelle que les parties peuvent, si elles le souhaitent, faire appel de ce jugement devant la Cour d'Appel.

Rendu à Bourges par Gilberg, Juge du Berry
Le 9 septembre 1458,
Vroqu étant duchesse

*** Se tournant vers le Curé. ***
Monsieur le Curé, je ne pourrais pourtant m'empêcher de vous conseiller de faire preuve de davantage de jugement à l'avenir avant d'appeler à la guerre. La guerre est chose trop délicate pour être laissée à des hommes de prière...

_________________
Vicomte de Bretagne et de Chateaumeillant
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