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 Allégeances au Duc Thomas

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Johanara
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Fief : Lignières et Saint Lys
Fontion sociale : Le Sud , quel trou!
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MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Lun 15 Sep 2008, 23:58

Un messager vint porter missive en salle des allégeances.
La lettre était écrite de la main de la jeune Baronne de Lignières et provenait du fin fond de l'Armagnac où la damoiselle luttait contre la chaleur et l'ennui.



Citation :


Votre Grâce,

Par la présente , Nous, Johanara d'Ambroise , au nom de la Baronnie de Lignières , prêtons allégeance au Duc de Berry , Thomas de Clerel.

Nous lui jurons respect, aide et conseil ainsi que fidélité et protection au Berry.

Qu'Aristote veille sur notre Duché et sur son nouveau Suzerain.






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asterie**
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Fief : La châtre
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MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Mar 16 Sep 2008, 00:10

Asterie d’Ambparé arriva dans la salle des allégeances pour la première fois. Attendit qu’on l’invite à avancer.
S’avança posa un genou à terre et déclama d’une voix claire :


Moi, Asterie d’Ambparé, Dame de Farges allichamps, prête en ce jour allégeance au Berry et au Duc Thomas de Clerel. J'assure le Berry de mon soutien, de ma protection et de ma fidélité. J’assure au Duc de toute mon amitié et de ma loyauté.

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Thomas de Clérel
Vieux Duc
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Fief : Dun-le-Roy
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MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Mar 16 Sep 2008, 00:15

Durant l’allégeance de la Baronne Escalibur deux messagers vinrent apporter des parchemins à la Comtesse Nebisa qui après les avoir lus les fit donner au duc, qui en prit connaissance et les donna à l’huissier qui était près de lui, et qui commençait à en avoir beaucoup dans les mains…

Après la cérémonie, le Duc répondra à ces deux vassaux en ces mots :


Citation :
Moi, Thomas de Clérel, Duc de Berry,

A Thierry d'Azayes Duc d'Argenton,

Salutations,

J'ai bien reçus votre allégeance.

En ma qualité de XI ème Duc de Berry, je vous accorde protection, justice et subsistance.

Que Dieu vous garde Duc.

Fait à Bourges le 15 Septembre de l'an de grace 1456.

Thomas de Clérel,

XI ème Duc de Berry.

Citation :
Moi, Thomas de Clérel, Duc de Berry,

A Johanara d'Ambroise, Baronne de Lignières

Salutations,

J'ai bien reçus votre allégeance.

En ma qualité de XI ème Duc de Berry, je vous accorde protection, justice et subsistance.

J’espère chère amie que tout ce passe bien pour vous en Armagnac et que vous y êtes heureuse.

J’ai appris que votre vassale avait été lâchement attaqué en Auvergne, je prie pour que ses blessures ne soient pas trop graves et qu’elle se rétablisse vite.

Que Dieu vous garde chère amie.

Fait à Bourges le 15 Septembre de l'an de grace 1456.

Thomas de Clérel,

XI ème Duc de Berry.

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Thomas de Clérel
Vieux Duc
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MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Mar 16 Sep 2008, 00:25

Vint ensuite le quatrième membre de la noblesse berrichonne à s’avancer pour faire allégeance au nouveau Duc, Dame Astérie, qui était actuellement son bailli.
La jeune femme lui fit son allégeance, puis le Duc lui dit :


Dame, pour vos terres de Farges allichamps, je vous accorde aujourd’hui protection, justice et subsistance.

Je vous présente toutes mes condoléances pour la perte de votre époux, c’était un homme loyal, le Berry perd un grand homme.

Que Dieu vous garde, vous et vos enfants, puisse-t-Il vous apporter un peu de réconfort.


Le Duc aida Asterie à se relever et scella l’allégeance en donnant un baiser de paix chaste à sa vassale.

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George le poilu
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Fief : RP: Saint-Aignan - HRP: Bruxelles
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MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Mar 16 Sep 2008, 02:16

George s'avance à son tour pour faire allégeance au nouveau Duc de Berry, son ami Thomas de Clérel.

La mine fatiguée par les évènements récents de sa famille, il se tourne brièvement vers le héraut officiant la cérémonie



Comtesse, avant de m'adresser à notre Duc, je tiens à m'adresser à un ami


Se tournant vers le duc de Berry

Thomas,

Ta présence sur le trône de notre pays me fait garder espoir en notre avenir. Tout comme avec la Duchesse YSandre, je sais notre pays en de bonnes mains et m'en réjouis !

Je tenais également à te remercier pour la lettre et les mots prononcés lors de la maladie de mon épouse. Tu as su utiliser les termes justes et as donné à mon fils Jean le réconfort que ma peine ne pouvait lui offrir.

Sache mon ami qu'en plus de mon amitié qui t'es déjà acquise depuis longtemps, je m'engage à toujours être présent si tu en as le besoin et qu'en mon domaine, toujours, tu pourras trouver refuge.

Ceci étant dit,

Mon Duc,

Au nom du Duché d'Aigurande et des terres de mon épouse agonisante en notre chateau, le Vicomté de Saint Chartier et la baronerie de Noihan Vic, nous vous reconnaissons comme le Duc légitime de Berry par la volonté de Dieu et des berrichons.

En toutes circonstances, à la moindre question, conseil vous trouverez.
A toute demande, assistance vous aurez. A tout ordre, obéissance inconditionnelle vous recevrez.

Quel que soit la puissance de nos ennemis, mon épée et celle de nos gens toujours seront votres !

Qu'Aristote et Christos veillent sur notre pays et votre règne.

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Citation :
les royalistes sont utiles au Berry, ils lui fournissent l'engrais quand on les met en terre
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frère roger
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Fontion sociale : Préfet de la Nonciature & du Saint office, chapitrain diocésain chargé de la doctrine
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MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Mar 16 Sep 2008, 08:56

Le seigneur de Vierzon, abbé de Saint Arnvald de Noirlac, recteur de l'Ordo Cisternencis, chevalier de l'Ordre d'Aristote et Premier Protonotaire Apostolique Romain, Monseigneur Roger fit porter un message via un jeune clerc colombophile au nouveau duc berrichon Thomasdeclerel.

Citation :
Nous vous prêstons serment d'allégeance, de loyauté et d'aide spirituelle en tant que duc légitime du berry. nous vous devons désormais respect (obsequium), aide (auxilium) et conseil (consilium). Par la grâce d'Aristote et de Christos, puissent Foi et Raison vous guider et que Saint Arnvald le justicier, vous protége. salutations ludiques et bénédictions aristotéliciennes

(hrp : je m'inquiète légèrement car avec une missive à nebisa, une à mon duc et une discussion rp avec thomas à ce sujet en basilique st titus à rome, je ne me vois tjs pas dans la liste des nobles en règles d'allégeance ... le vieux roger est p-e sourd et aveugle ou simplement casse-pied ? )

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Chloé
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MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Mar 16 Sep 2008, 17:08

Un messager qui arrive, se plaçant devant le Maréchal d'Armes Royal, afin de lui donner la missive.


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Thomas de Clérel
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MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Mar 16 Sep 2008, 20:18

Le cinquième membre de la noblesse Berrichonne à venir se présenter devant le Duc fut son vieil ami le Duc d’Aigurande que le jeune fut surpris de voir, il savait son épouse mourante, Thomas pensait que le Duc n’aurait pas pris la peine de se déplacer, mais finalement, il est vrai que le vieux Duc avait un sens du devoir et des obligations fortes, et il n’était pas si étonnant de le voir se déplacer en personne remplir ses devoirs de vassal, alors que certains pour moins que cela les aurait remplie d’une simple lettre à peine scellée…

George, cher ami, c’est dans les moments les plus dur de notre vie, ceux où l’on se sent le plus seul, qu’on reconnaît nos vrais amis, ceux qui sont là pour nous…

Je n’oublie pas que lorsque mon frère est décédé, vous et votre épouse, étiez là pour moi.

Sâchez que je prie chaque soir pour votre épouse.


Moment de silence, puis le Duc reprit :

Duc, pour vos terres d'Aigurande, et les terres de votre épouse, le Vicomté de Saint Chartier et la baronerie de Noihan Vic, je vous accorde aujourd’hui protection, justice et subsistance.

Que Dieu vous garde, vous et votre lignée, et vous permettes de continuer à servir le Berry pour encore longtemps.


Puis le Duc lui chuchota :

Retournez donc auprès des vôtres, personne ne vous en voudra de nous quitter si vite, votre place est au près de votre famille en ces tristes instants où le malheur vous accable.

Le Duc scella l’allégeance par une accolade franche à son vassal, norf de norf, pas de baiser, fut- il chaste.

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Gilberg
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MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Mar 16 Sep 2008, 23:27

Lorsque Gilberg entra dans la salle des allégeances, croisant le vieux duc qui sortait, il sentit comme une odeur de souffre. Etrange, les domestiques ne faisaient donc plus le ménage ?!

Mais le duc régnant attendait sur son trône, il ne put donc approfondir cette grave question.

Il s'approcha, découvrit sa tête et, ployant le genou en terre, affirma d'une voix forte :


Moi, Gilberg, par la grâce de Dieu Vicomte de Bretagne, renouvelle l'allégeance de mes terres à la couronne ducale du Berry.
Que son duc trouve en ma personne et en mes fiefs conseil, assistance et secours, pour la plus grande gloire du Berry, de Dieu et de Sa Sainte Eglise.

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Vicomte de Bretagne et de Chateaumeillant
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Thomas de Clérel
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MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Mer 17 Sep 2008, 00:11

Les allégeances s’enchainent à rythme soutenue, norf de norf, à peine la cinquième allégeance faites, un noble s’approchait, pour la sixième allégeance, en la personne du plus breton des berrichons, le Vicomte de Bretagne.

Vicomte, pour vos terres de Bretagne, je vous accorde aujourd’hui protection, justice et subsistance.

Puisse Dieu vous guider dans vos choix, vous protéger et surtout vous aider à œuvrer encore et toujours dans l’intérêt du Berry et de ses habitants.
Pour Dieu, notre terre et le Peuple.


Le Duc aida le Vicomte à se relever et scella l’allégeance en donnant un baiser de paix chaste à son vassal.

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Thomas de Clérel
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MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Mer 17 Sep 2008, 00:24

Après la sixième allégeance, on fit donner au Duc deux parchemins, deux nouvelles allégeances, dont le Duc prit connaissance, puis fit lire à la Comtesse Nebisa, avant que le page près du Duc ne les garda pour archives, et surtout pour que réponse fut apporté après la cérémonie par le Duc à ses deux vassaux, en ces mots :

Citation :
Moi, Thomas de Clérel, Duc de Berry,

A Roger, Seigneur de Vierzon,

Salutations,

J'ai bien reçus votre allégeance.

Même si j’aurais préféré que vous voir assister à la cérémonie d’allégeance, et me faire allégeance en personne, après lecture de la patente d’anoblissement.

En ma qualité de XI ème Duc de Berry, je vous accorde protection, justice et subsistance.

Que Dieu vous garde Monseigneur.

Fait à Bourges le 15 Septembre de l'an de grace 1456.

Thomas de Clérel,

XI ème Duc de Berry.

Citation :
Moi, Thomas de Clérel, Duc de Berry,

A Chloé de Chesnais, Baronne de Châteauneuf sur Cher et d'Aloigny,

Salutations,

J'ai bien reçus votre allégeance.

En ma qualité de XI ème Duc de Berry, je vous accorde protection, justice et subsistance.

Que Dieu vous garde Baronne. Je me permet de vous féliciter pour votre élection au conseil comtal du Béarn.

Fait à Bourges le 15 Septembre de l'an de grace 1456.

Thomas de Clérel,

XI ème Duc de Berry.

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Arator
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MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Mer 17 Sep 2008, 01:16

Le seigneur de Menetou-Couture prit place devant le duc Thomas, puis il mit son genoux à terre.

Nous Arator de Nailon, Seigneur de Menetou-Couture, prêstons allégeance à Thomas de Clérel, duc de Berry, ainsi nous renouvellons notre allégeance à la couronne ducale Berrichonne. Nous jurons à cet instant faire régner la justice berrichonne en nos terres, ainsi que d'apporter conseil, aide et soutient militaire au besoin.

Le seigneur se releva puis laissa place au prochain noble.

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Thomas de Clérel
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MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Mer 17 Sep 2008, 11:19

Septième allégeances, le seigneur arator, ex héraut de Berry, s’approcha du duc pour faire allégeance à son tour, Thomas lui répondit :

Seigneur, pour vos terres de Menetou-Couture, je vous accorde aujourd’hui protection, justice et subsistance.

Que Dieu vous garde, vous et votre lignée, et vous aide à tenir jusqu’à votre mort l'engagement fait aujourd'hui.


Le Duc aida son vassal à se relever et scella l’allégeance par un baiser de paix chaste.

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Icyblue
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MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Mer 17 Sep 2008, 23:37

Isidore s'avança à son tour devant le Duc. Il plia le genoux et déclara à voix haute.

Moi, Isidore Bluette, au nom de la Vicomté de Meillant, prête allégeance à la province de Berry en la personne du Duc Thomas de Clérel. Je vous assure de mon aide, de mes conseils et de ma protection.

Que Saint-Arnvald vous guide, pour le bien du Berry.

Isidore resta immobile, attendant la réponse du Duc.

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Isidore Bluette
Vicomte de Meillant et de Jussy-Champagne
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Homme_des_bois
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MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Mer 17 Sep 2008, 23:39

Du fond de sa retraite, le Baron d'Aupic rédigea une lettre au nouveau Duc

Citation :
Nous, Homme des Bois, prestons allégeance pour notre baronnie d'Aupic à vous, Thomas de Clérel, duc légitime de Berry.

Puissiez-vous trouver en nous conseil, assistance et secours si le besoin s'en faisait ressentir.

Fait à Aupic, ce mercredi 17 septembre 1456
Homme des Bois

_________________
L'Homme_des_bois, Baron d'Aupic


Pour le bien de tous et non la gloire d'un seul
*Politicien retraité
*Ex Lieutenant des Grognards de Sancerre
*Ex Lieutenant et Sergent de police de Sancerre
*Ex Juge,Procureur, connetable, bailli et Capitaine du Berry
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Thomas de Clérel
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MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Jeu 18 Sep 2008, 00:49

Un fier Castelroussin succédait à un fier castelroussin pour la huitième allégeance, le Duc mis ses mains dans celles de son vassal qui était à genoux devant lui, et lui dit :

Vicomte, pour vos terres de Meillant, je vous accorde aujourd’hui protection, justice et subsistance.

Ainsi que pour les terres qui vous sont dû pour votre mandat de Duc de Berry, et que vous attendez depuis déjà fort longtemps, je pense que vous n’allez pas les attendre encore bien longtemps…
Le Duc sourit puis repris :

Que Dieu vous garde, vous et votre lignée, afin que vous puissiez encore longtemps servir notre Duché et ses habitants.

Le Duc aida son vassal à se relever et scella l’allégeance par un baiser de paix chaste.

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Icyblue
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MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Ven 19 Sep 2008, 02:43

Isidore s'était relevé et avait un peu souri aux paroles de Thomas. Le fief de retraite... Voilà une chose qu'Isidore avait presque fini par oublier avec le temps. Heureux d'apprendre la nouvelle, Isidore répondit au Duc.

Je vous remercie Votre Grâce.

Il s'était incliné légèrement en signe de respect et de remerciement. Il reprit, cette fois de manière plus solennelle.

Je tiens dès aujourd'hui à tenir mon engagement. Il semblerait que la situation économique de notre duché ne soit pas au beau fixe en ce moment. Si vous l'estimez utile, je vous propose donc mon aide, si modeste soit-elle, afin de réfléchir à ce problème avec les personnes concernées.

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Isidore Bluette
Vicomte de Meillant et de Jussy-Champagne
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nebisa
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MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Ven 19 Sep 2008, 11:59

Le héraut qui biffait, biffait, biddait furieusement, déjà 3 plumes de perdues, releva la tête en entendant la derniére allégeance et fit signe à son page d'attraper le blason le plus proche et de la suivre.

Messire Icyblue ? Permettez... Nebisa de Malemort, Maréchal d'Armes en charge du Berry... Je sais que vous attendez, avec une patience digne de la béatification, depuis des mois vostre fief de retraite... Permettez que je mette fin à cet honteux état...

Dépliage de patente et lecture

Citation :
A toutes et tous que la présente liront ou entendront

Adissiatz.

Nous, LeGueux, Roy d’Armes de France, faisons savoir :

Que nous accédons à la demande de Messire Icyblue, Vicomte de Meillant, quant à son fief dict de retraite.

Qu'en conséquence, Messire Isidore Bluette dict, Icyblue se voit remettre le fief de Jussy-Champagne, fief élevé en Vicomté.

Qu'il portera "Ecartelé, au premier d'aur à la coquille renversée possée en bande, au deuxiéme d'or aux trois joncs de gueules joints en pointe et posés en barre, au troisiéme d'or au mouton de gueules, au quatriéme d'azur au coeur d'or, à la fasce ondée d'argent brochant sur le tout", Soit aprés dessin :



Qu'afin que nul ne puisse contester la vigueur et l'autorité de la présente, apposons notre scel.

Siaga atal.

Fach lo seten de setembre de l'an MCDLVI en la gleisòla de sant Antòni lo pichòt
Fait le septiéme de Septembre de l'an MCDLVI en la chapelle de Saint Antoine le Petit.



Vicomte... recevez ce fief et acceptez mes excuses les plus mortifiées au nom de l'institution que je sers. Je suis également à vostre disposition pour la confection de vos nouvelles armes au besoin.

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cricriultras
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MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Ven 19 Sep 2008, 16:30

Un messager arriva du Comté de Toulouse s'approcha du Maréchal d'Armes Royal et lui remit la missive qu'il était chargé d'acheminer jusqu'en Berry.

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Maryan
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MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Ven 19 Sep 2008, 17:54

La Vicomtesse de Culan entra dans la salle, fit et prononça gestes imposés et paroles obligatoires clairement dictés préalablement par la Maréchal d'Armes royal, et attendit que le Duc lui fasse l'allégeance pour consolider ce serment.

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Thomas de Clérel
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MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Ven 19 Sep 2008, 23:49

Le Duc écouta attentivement la lecture faite par la maréchale d’arme, d’un air satisfait, heureux dénouement d’une histoire qui durait depuis si longtemps.

Monseigneur de Meillant voila qu’une injustice est aujourd’hui réparée et que vous récupérez enfin ce qui vous est dû, veillez sur les terres de Jussy-Champagne, comme vous avez veillé sur les terres du Berry durant votre règne, protégez les faibles et mettez en valeur ces terres, pour la plus grande gloire de notre Duché et de Dieu.

Le Duc marqua un temps d’arrêt, puis repris :

Pour ce qui est des problèmes économiques que traversent actuellement le Berry, le conseil y a longtemps réfléchie, surtout notre CAC il est vrai, mais toute aide est la bienvenue, je n’oublierais pas votre proposition.

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Thomas de Clérel
Vieux Duc
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MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Ven 19 Sep 2008, 23:55

Neuvième allégeance, la Vicomtesse de Culan s’approchait du Duc, une fois l’allégeance faite, le Duc dit :

Vicomtesse, pour vos terres de Culan, je vous accorde aujourd’hui protection, justice et subsistance.

Le Duc scella l’allégeance par un baiser de paix chaste à sa vassale, puis repris :

Permettez-moi de vous présenter toutes mes condoléances pour la mort de votre époux, en mon nom et en celle du Duché.
Le Berry perd l’un de ses anciens Duc mais surtout un homme qui lui a consacré une bonne partie de son existence, nous veillerons à ce que cela ne soit pas oublié.

Que le Très Haut veille sur vous, et votre enfant, et vous aide à surmonter ce malheur.


[HRP : Le Duc ne fait pas allégeance à son vassal, mais je passe, car on va encore dit que je suis un chieur, pour préciser...]

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Mentaïg
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MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Sam 20 Sep 2008, 00:04

[HRP : pour les beaux yeux de LJD Llyr, par respect pour les avis toujours si pertinents de LJD Marie-Alice, et surtout pour le plaisir d'un dernier RP.]



Et hop ! C’est reparti pour un tour ! Mon brave Bacchus, direction le château de Bourges.

Bacchus, l’huissier aux belles bacchantes « privatisé » par Mentaïg quand elle avait été chassée de la chancellerie …
Oui, Mentaïg avait été chancelière, dix mois d’affilée, sous cinq ducs ou duchesses différents, à la tête des ambassades du Berry. Et un beau matin, alors qu’elle voulait aller mettre de l’ordre dans son bureau pour assurer cordialement la passation de pouvoirs qui, vu le mépris dans lequel la tenait la nouvelle duchesse, et l’engouement de cette dernière pour une jeune fille dont le seul titre de gloire était d’animer les couloirs du FIER de ses remarques à l’humour douteux, ne devait pas tarder de se produire, elle s’était heurtée à un mur. Là où, la veille, se trouvait une porte, il n’y avait plus rien. Que s’était-il donc passé ? Dans la nuit, un acherpiste, animal velu typiquement berrichon, avait retiré par magie toutes les clefs du trousseau que la jeune femme portait, le jour, pendu à sa ceinture, et la nuit coincé entre deux de ses oreillers.
Il faut bien avouer qu’elle aimait ses aises, et adorait dormir à demi assise, soutenue par une demi-douzaine d’oreillers. Cette innocente manie lui coûtait d’ailleurs assez cher en duvet d’oie de première qualité. Mais après tout, mieux valait le duvet d’oie que celui de poule. Ou même de poussin. C’est rugueux, parfois, le duvet de poussin. Et si on n’y prend garde, ça se transforme vite en acherpiste, ces animaux-là. Mentaïg préférait donc, et de loin, le duvet d’oie, fût-ce d’oie blanche. Quoiqu’elle n’eût rien contre les oies moins blanches, du genre pondeuse. Elle se demandait, tandis que le coche mené par Bacchus la conduisait au château de Bourges, pourquoi la maréchale d’armes lui faisait irrésistiblement penser à cette seconde catégorie. Le décolleté généreux, peut-être ? Non, les oies n’ont pas de décolleté.


Bacchus, donc, conduisait le coche. Fort mal. Tous les nids de poule, il les visait comme à plaisir.

Bacchus ! Par pitié, conduisez moins vite !

Ben, Dame Mentaïg, c’est qu’ plus vite vous serez débarrassée de c’te brol, comme qu’i dit le vieux duc, plus vite vous pourrez r’tourner à Baugy.

Voyons, Bacchus ! C’est important, les allégeances !

Renonçant à expliquer au digne homme toute l’importance qu’elle accordait à cette cérémonie, elle se renfonça sur les coussins, prenant son mal en patience.
Le coche s’arrêta enfin au pied des marches, si souvent montées – et descendues – par Mentaïg. Depuis le temps qu’elle était Secrétaire d’Etat, office royal qui lui valait l’inimitié des FIERistes, lesquels l’accusaient plus ou moins ouvertement d’espionner au profit de Paris, elle le connaissait par cœur, ce castel.
Dans la salle des allégeances, c’était l’habituel défilé de nobles plus ou moins titrés, venus comme tous les deux mois mettre leur épée – que parfois ils ne possédaient pas – et leur vie – parfois si dissolue qu’on se demandait comment le duc pouvait l’accepter – au service du feudataire en place et du Berry. Le duc, que Mentaïg surnommait in petto Face-de-Carême, d’une part pour l’incroyable ressemblance de son carnet d’adresses avec celui de feu son frère, d’autre part pour son tout aussi incroyable manque d’humour, regardait le défilé du haut de son trône, répétant inlassablement les mêmes gestes qui, faits par tout autre que lui, étaient empreints de solennité, et qu’il ne parvenait qu’à rendre cocasses aux yeux de la jeune femme.
L’approche de sa propre mort, qu’elle sentait inéluctable, après celle toute récente de son cousin, la plaçait en retrait de toute cette agitation, dont pourtant elle percevait encore la nécessité.
Aussi s’approcha-t-elle du duc, surmontant sa répulsion, et mit-elle un genou en terre… pour se relever aussitôt.
La tête lui tournait. Etait-ce dû aux lourds remugles émanant de certains participants, plus soucieux de s’amuser en vains combats de boue que de se laver ? A l’atmosphère pesante imposée par le deuil royal ? A sa propre fièvre, omniprésente depuis des semaines, et toujours plus forte depuis la mort de Valatar ?
Elle chercha des yeux un appui, n’en trouva pas, et se laissa glisser au sol. Au moins, elle était dans la bonne position. Agenouillée aux pieds de son suzerain. Non qu’elle appréciât particulièrement la façon dont il s’y était pris pour récupérer la couronne, mais le fait était qu’il l’avait. Elle crut sentir, accrochée à ses habits ducaux, une odeur de mort.
Il se passa quelques longues secondes avant qu’elle ne retrouvât son équilibre. Voyons… que fallait-il dire, déjà ? On lui avait envoyé un courrier, à ce sujet. Et puis ce n’était pas la première fois. La troisième, déjà. Non. La quatrième.
Elle recompta dans sa tête. Icyblue, Valatar, Hugoruth, Ysandre… Oui, cela faisait bien quatre. Pas besoin d’abaque pour calculer ça.
D’une voix claire malgré la fièvre, elle commença :


Moi, Mentaïg, …

Elle insista sur la fin de son nom. Il y en avait tellement, de ces bâsins, qui s’obstinaient à prononcer « mantègue », alors que c’était « mèn – ta – ïg » qu’il fallait dire, que toute occasion était bonne de le rappeler.

Moi, Mentaïg Cornedrue dicte Bourges, …

Une Cornedrue, et fière de l’être, malgré les sarcasmes imbéciles largement dispensés par le parrain de son cousin, un certain Aigurande, dont les jeux de mots sur les noms de famille ou de fief n’amusaient plus que lui. Cornedrue, comme Hugo, comme feu Valatar, comme le petit Gabriel, son pupille. Et comme sa propre mère, qui ne l’avait jamais su, puisqu’elle s’était toujours crue fille de celui qui n’était que le second époux de sa mère. Mentaïg eut une pensée pour elle. Où qu’elle se trouvât à cet instant, elle ne pouvait être que fière de la carrière de sa bâtarde de fille, aussi fière que l’était Mentaïg du nom qu’elle portait.

Moi, Mentaïg Cornedrue, dicte Bourges, Dame de Baugy…

Baugy… Très agréable, ce manoir, avec sa roseraie où s’épanouissaient les fleurs de septembre. Son frère de lait, Gilliane Ar Kalonnyg, s’y trouverait à merveille, quand il serait de retour de Bretagne, d’où il devait ramener, outre un chargement des graines à vin d’Arabie qu’y faisait pousser son grand-père, le vieux Jehan de Champagné de Chambellé – qu’il gèle sur la Lune ! – leur nourrice, la vieille Koupaïa. Ce serait bien agréable de l’avoir enfin de nouveau à ses côtés, de contempler la pomme fripée qui lui servait de visage, d’entendre son rire qui rocaillait comme le Blavet sous l’amoncellement du Toul Goulig.

Moi, Mentaïg Cornedrue, dicte Bourges, Dame de Baugy, renouvelle en ce jour mon allégeance …

Un nouveau malaise l’interrompit, l’espace d’une demi-seconde. La rage au ventre à l’idée que ce bâsin de duc pût imaginer qu’elle était trop mal en point pour prêter son allégeance en toute connaissance de cause, elle reprit, puisant dans ses réserves, à haute et intelligible voix.

Moi, Mentaïg Cornedrue, dicte ...

Oh ! Les lèvres de Mentaïg s'arrondirent en un O parfait, au moment où un discret huissier apportait une missive, sur laquelle elle reconnut le sceau de son âme, le baron d'Aupic. Du fond de sa forêt natale, où il se réfugiait trop souvent au goût de sa compagne, il avait pensé à faire allégeance. Jamais il n'avait démérité du Berry. Parmi les premiers, au début de la guerre de Touraine, l'année précédente, il était parti, mal remis de l'agression dont il avait été victime, et qui avait porté Mentaïg à la Mairie de Sancerre. Parmi les premiers, il était tombé, avec bien d'autres, dans une embuscade qui lui avait valu si vilaine blessure qu'il n'avait pu rejoindre l'ost de trois semaines. Trois longues semaines, qu'il avait passées à ses côtés, à Sancerre, à patrouiller jour et nuit sur les murailles, vigilant malgré la douleur, prêt à en découdre avec les forces conjuguées de l'Alliance du Centre. Il lui manquait, terriblement. Le Duc allait-il seulement jeter un oeil au parchemin, ou y répondrait-il de la même patte automatique qu'aux autres ?
Il faudrait qu'elle reparle à Dame Marie-Alice de cette histoire de traité bafoué par le Bourbonnais-Auvergne. La Pairie, toujours aussi engoncée dans sa coupable léthargie, ne réagissait pas. Tiens, n'était-elle pas de l'ADC, la maréchale d'armes ? De Touraine, peut-être, ou du Limousin ? Ah ! le Limousin ! Le Comté qu'un ami proche du Poilu avait contribué à piller. Condamné par le juge berrichon, bien sûr, celui qui maintenant se retrouvait duc. Sacrifié, sur l'autel des ambitions de son marionnettiste.


Moi, Mentaïg Cornedrue, dicte Bourges, Dame de Baugy, renouvelle en ce jour mon allégeance à la couronne ducale du Berry, en la personne de Messire Thomasdeclérel, duc légitimement élu.

Elle tiqua légèrement sur l’avant-dernier mot, poursuivit, toujours d’une voix claire, qui portait étrangement loin pour une si petite femme.

Je lui jure…

Oh ! Nouvelle missive, apportée tout aussi discrètement. Le pauvre duc allait en avoir, des lignes à écrire. Voilà qui faisait penser aux pensums infligés à Mentaïg quand, enfant, elle s'oubliait à contempler les flammes dans l'âtre, au lieu d'observer attentivement les doigts du curé de son village courant sur l'abaque, pour lui apprendre les rudiments du calcul. "Skrivit kant Hon Tad!", "Ecrivez cent Notre Père !" Et elle prenait son ardoise, traçait maladroitement.

Citation :
Hon Tad, pehini zo enn env,
hoc’h hano bezet santified ;
ho rouantelez deuet deomp ;
ho polontez bezet great var ann douar evel enn env.
Roit d’eomp hirio hor bara pemdeziek
ha pardounit d’eomp hon ofansou evel ma pardounomp d’ar re à deuz honz offanset ;
ha na bermettit ket e kouezfemp e tentasion ;
mes hon dilivrit diouz ann drouk.
Evelse bezet great.
Cent fois. Elle effaçait, recommençait, jusqu'à parvenir aux cent fois prescrites par le vieux prêtre au regard pétillant de malice. D'où venait-elle, cette missive-là ? Les armes de Lazenay. Dame Cricri, son amie. Celle qui l'avait si bien secondée, au mois de janvier précédent, lors de la difficile naissance du petit Philippe Levan. Qu'était devenu son époux, Messire Morillon ? Il se racontait que le Poilu l'avait arraché de force à sa retraite, l'été précédent, pour lui faire accomplir, sous l'influence d'un de ces champignons hallucinogènes dont il prétendait la forêt berrichonne toute tapissée, quelque acte bizarre à son profit. Mais la rumeur dit tant de choses ! Mentaïg ne l'écoutait pas.

Je lui jure…

Voilà qui lui rappelait Koupaïa.

Citation :
An guen heguen amlaouenas
An hegarat an lagat glas
Mar ham guorant va karantit
Da vout in nos oh he costit
Uam garet ne prêt (*)

La voix de la vieille femme sonnait dans sa tête, lui rappelant les jours heureux, sur le bord de la Manche, à contempler, par-delà l’immense été, les côtes imaginées du pays des âmes errantes. « On ne jure pas, ma merc’h vihan, ça ne se fait pas. » Oui, Koupaïa, ma nourrice, vous aviez raison. Qui sommes-nous, pour jurer alors que seul le Très-Haut tient dans ses mains notre destin ? Je vais jurer aide et conseil, et sais ne longtemps pouvoir tenir mon serment. Je vais jurer, Koupaïa, parce que toujours m’apprîtes à tenir mon rang, tête haute et regard clair. Toujours m’apprîtes que tous nous sommes égaux au regard du Très-Haut, et que l’homme debout devant moi, agenouillée, n’est qu’un de ses fils, et pas forcément le plus méritant, lui qui n’hésite pas à faire parler les morts donneurs de leçons. Je vais jurer, Koupaïa.

… obsequium,

Ah ! les heures volées à la bibliothèque du grand-père qui refusait d’y voir pénétrer la petite bâtarde de son fils cadet. Le livre d’heures dérobé, tout écrit en latin, dans lequel elle avait, toute seule, cachée derrière une tapisserie du manoir glacial, à déchiffrer puis lire, en comparant les signes avec les sons entendus à la messe matutinale. Que c’était loin, tout cela, les yeux furieux du grand-père surpris, les coups de badine de l’oncle obséquieux.


… consilium,

Comme si elle ne l’avait pas toujours fait. Conseiller, conseiller, et conseiller encore. Toute une carrière dans l’ombre des grands, heureuse d’y être. Des mois à conseiller qui voulait bien l’entendre, à pester contre celle qui n’avait rien voulu savoir, et dont les deux mandats se résumaient à un vide navrant, tant des caisses que des réalisations. Consilium consenti, toujours, et ô combien plaisant, auprès de Dame Marie-Alice d'Altérac, au Secrétariat d’Etat, une grande dame, à l’immense intelligence, au cœur plus grand encore.
Ses yeux s’égarèrent du côté de Bacchus qui, sûr de son importance et suffisant à son habitude, attendait dans un coin, les bras chargés des volumina de sa maîtresse. Elle avait hâte d’y retourner, de se dissimuler aux yeux des participants à cette interminable cérémonie, dans l’ombre d’un pilier, pour dérouler et annoter discrètement un de ses précieux dossiers. On n’est pas à la fois adjointe au maire, conseillère ducale, ambassadrice royale, primus académique du Berry, académicienne royale et chef de cabinet du Secrétariat d’Etat sans un Bacchus sous la main, et un minimum d’organisation.


… et auxilium.

C’était dit. Paroles prescrites, gestes obligatoires, tout y était passé. Epuisée, et par la position, si inconfortable dans son état de fatigue, et par la fièvre, par-dessus tout par la certitude de n’avoir plus jamais à se prêter à cette cérémonie, consciente du dandinement impatient du vieux Bacchus non loin de là, Mentaïg attendit que le couronné la relève. Il n’en récolterait pas un tour de reins. La jeune femme n’avait plus que la peau sur les os, tout au plus atteignait-elle les 80 livres, robe et coiffe comprises. Refoulant sa répugnance à l’idée du baiser vassalique qui ne tarderait plus, elle planta son regard vert, toujours aussi froid et inexpressif, dans celui du duc.



(*) La blanche souriante m'a réjouit, l'aimable à l'oeil bleu, si me garantit mon amour d'être la nuit à ses côtés. Femme aimée, à tout moment.
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MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Sam 20 Sep 2008, 00:33

Le Duc fit les gestes imposés et prononça les paroles obligatoires pour accepter l'allégeance de sa vassale.

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MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Sam 20 Sep 2008, 00:39

Le Duc reçus deux nouveaux parchemins, dont il pris connaissance, puis les fit donner à la maréchale d'arme pour qu'elle en prenne acte, avant que le page près de lui les récupères et qu'ils viennent gonfler le tas de parchemins qu'il avait déjà dans les mains.

Après la cérémonie, le Duc leur répondrais en ces mots :


Citation :
Moi, Thomas de Clérel, Duc de Berry,

A Homme_des_bois, Baron d'Aupic,

Salutations,

J'ai bien reçus votre allégeance.

En ma qualité de XI ème Duc de Berry, je vous accorde protection, justice et subsistance.

Que Dieu vous garde Baron.

Fait à Bourges le 15 Septembre de l'an de grace 1456.

Thomas de Clérel,

XI ème Duc de Berry.


Citation :
Moi, Thomas de Clérel, Duc de Berry,

A cricriultras, Dame de Lazenay et de Soires,

Salutations,

J'ai bien reçus votre allégeance.

En ma qualité de XI ème Duc de Berry, je vous accorde protection, justice et subsistance.

Que Dieu vous garde chère amie. J’espère que vous et votre famille vous portez bien et que vous vous plaisez dans le sud de la France.
Mes amitiés à Morillon.

Fait à Bourges le 15 Septembre de l'an de grace 1456.

Thomas de Clérel,

XI ème Duc de Berry.

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