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 Marcheur C - 23/12/1462 TOP (complicité/révolte)

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Krisztina des Oréades
sujet acharné
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Nombre de messages : 905
Date d'inscription : 03/10/2012

MessageSujet: Marcheur C - 23/12/1462 TOP (complicité/révolte)   Ven 02 Jan 2015, 15:51

Juge :Bixente_chouch
Procès instruit par :Jehan_poilu

Accusé : Marcheur
Accusation :Duché du Berry


Témoins :
Aucun


Sanction prononcée par la Cour :

Arrow Le prévenu a été condamné à une peine de prison de 3 jours.



Minutes du procès :


Citation :
Acte d'accusation
Procès opposant le Duché du Berry à Sire Marcheur, habitant de Saumur, Duché d'Anjou, le 16 décembre de l'an de Pâques 1462 pour Trouble à l'Ordre Publique (et plus précisément complicité lors des révoltes et du pillage du village de Châteauroux).

Vostre Honneur,

Voici un autre membre de la ribambelle de brigands angevins qui a participé au pillage de la mairie de Chateauroux. Malheureusement pour eux, en tant que bon angevin qui se respecte, leur intelligence ne leur a pas permit d'effacer toutes les preuves du pillage de la mairie. C'est ainsi que nous avons réussi à récupérer les noms de plusieurs personnes angevines ayant participé au pillage de la mairie castelroussinne.

Ainsi, tout pillage de mairie ou complicité de quiconque dans un pillage de mairie est réprimandée par la coutume berrichonne, notamment par les articles suivants, et rappelons que nul n'est censé ignorer la Loy :

Citation :
Livre II : Lois Pénales, article 17 : « Constitue un acte de trouble à l'ordre public, toute perturbation au bon ordre, à la sécurité, à la salubrité et à la tranquillité publique (extrait du droit coutumier établi par Volpone et Arnvald en 1451). »

Voici l'énoncé du Droit Coutumier Berrichon fondant l'utilité de ce procès. Rappelons que La Coutume existe en tant que telle et est source de droit au Berry. La coutume est l'ensemble des usages en vigueur au Berry et ayant force de loi. Il s'agit des lois non-écrites appliquées dans le Duché depuis toujours.

Citation :
2) De l'universalité d'action:
Est punissable l'acte qui mettrait gravement en péril la vie en société si tout citoyen se l'autorisait.

Pour ces raisons, nous vous demandons de reconnaître Marcheur coupable de trouble à l'ordre public.

La procure demande donc 10 jours de prison pour avoir le temps d'apprendre nos lois et une amende de 110 écus de frais de dossier et le remboursement des écus à la mairie de Châteauroux.

Conformément à la coutume berrichonne, le prévenu a le droit de se faire représenter par l'avocat de son choix. L'ordre des avocats du dragon propose de représenter à titre gracieux toute personne qui en fera la demande.

Prononcé à Bourges, le Seize Décembre de l'an de Pâques mil quatre cent soixante deux,
Par Jehan_Poilu, Procureur du Berry,
Au nom de sa Grâce Asterie, Duchesse de Berry.


=========================
Pièces jointes au dossier
=========================

Citation :
Don à Marcheur par finam 60,00

Référence du corpus berrichon :

http://admin-berry.forumactif.com/le-rez-de-chaussee-f30/lois-en-vigueur-dans-notre-pays-t5823.htm


Citation :
Première plaidoirie de la défense
*Fermement encadré par deux gardes, le jeune Marcheur s’avance calmement dans la grande salle du tribunal et devant le juge, s’incline, en révérence. Il prend la parole, d’une voix douce et maniérée*

Monseigneur le Juge, madame le Prévôt, messire le procureur, messeigneurs et dames,

J’ai tout d’abord une petite remarque à formuler, si vous me le permettez, car je suis marri quelque peu par l’énoncé de l’acte d’accusation.
Point qu’il y’ai d’erreur, oh non, loin de moi de navrer le travail fort savant de son excellence le procureur, mais, j’aimerai rectifier –si je l’ose- ce que je nommerai une fâcheuse imprécision.
Voyez-vous en Anjou, mais peut-être est-ce différent ici -pardonnez-moi, je ne connais pas aussi bien votre pays que le mien- on ne parle pas de brigands, mais plutôt de « nobles gens d’armes » ou de « fiers soldats ». De même que l’on ne dit pas « une ribambelle » mais on parle de lances ou d’armées. Peut-être n’êtes-vous pas familiers avec ses notions ici, je l’ignore, encore une fois pardonnez-moi... Voyez-vous tout ceci est confus, je pense qu’il y’a un florilège de petites différences culturelles qui ont mené à tant d’incompréhensions.

Oh, navré de vous embarrasser de ses petits détails, et moi-même je pourrai souffrir de porter n’importe qualificatif que vostre honneur voudra me donner… mais comprenez-vous cela me gêne, sincèrement, vis-à-vis de monseigneur et maître le comte de Gennes et des autres très nobles personnes que j’ai accompagné, je n’aimerai guère les contrarier…

Mais je tiens tout de même à saluer, que dis-je, féliciter les maréchaux du Berry, car ils ont fait montre d’un grand talent et d’une bravoure sans nom. Talent qui consiste à identifier des personnes qui avancent sciemment à visage découvert et revendiquent leurs actes partout où l’on peut les entendre -par ailleurs j’ai pu discuter avec certaines gens du pays, des personnes charmantes, sincèrement-
Non je le répète, car je crois qu’on insistera jamais assez sur ce point, je m’émerveille du professionnalisme des forces berrichonnes, pour peu -et je conçois que mes propos soient ici très exagérés- pour peu, on pourrait les croire angevins.

*Marcheur s’interrompt, ce rendant compte qu’il s’égare, il se racle la gorge et poursuit*

Pardonnez mes digressions, j’en reviens à cette triste affaire.
Oui, je reconnais, j’étais avec mes compagnons à Châtelroux et…

*Marcheur étouffe un rire*

J’imagine que vous les connaissez… enfin, je veux dire… ils sont joueurs, et un peu taquins. Ce sont des gens riants, vraiment. Il est vrai que nous avons allumés quelques feux, cassé quelques portes… D’ailleurs, en enfonçant l’une d’elle, les huisseries ont suivies et la moitié du toit m’est tombé dessus. Vos charpentiers ne me semblent pas des gens très sérieux… Je souffre quelque peu de l’épaule sur laquelle je suis tombé depuis… Aussi j’ai préféré mettre le feu à l’édifice, par souci de sécurité, d’autant que personne –en tout cas je crois- ne se trouvait à l’intérieur.
Oui à dire vrai le village était si triste et désert que je pensais en toute sincérité que cela ne navrerai quiconque…

Concernant les soixante écus que l’on m’accuse d’avoir dérobé, et bien oui je puis le dire, c’est bien monseigneur Finam qui me les a confiés. Mais voyez-vous, messire le comte est une personne si prévenante que je n’y voyais pas à mal…

Alors, oui, je plaide coupable de ce dont on m’accuse, j’ai bien reçu cette somme de la part de mon maître. Mais rien ne m’indique, fors si je me fourvoye quelque peu, qu’il les ait obtenus par quelques rapines.

*Marcheur étouffe à nouveau un rire*

En tout cas, cela ne pouvait venir du coffre du village, qui était plus empli de vide que de plein. Oh navré encore… je m’égare…

Alors oui disais-je, je suis coupable d’avoir reçu de l’argent de mon maître, mais votre Grâce, soyez bienveillant avec messire de Montmorency, ne blâmez point trop sa générosité.

*Il marque une pause*

Et puisque l’occasion m’est donnée de parler devant ce tribunal et ses très nobles représentants, je souhaiterai à mon tour porter une plainte, oui une plainte, ainsi que quelques remarques d’importance selon moi.

Parmi mes compagnons, Dame Sakurah -une personne des plus exquises au demeurant- a été bousculée par l’ancien bourgmestre de Chatelroux. Une brave mère de famille comme elle… Une telle attitude n’est point convenable venant d’un notable, surtout à l’adresse d’une femme. Elle fût fort navrée d’un tel incident, ainsi que moi et –si je puis parler en leur nom- tous mes compagnons.
Mais j’aimerai achever sur une remarque grave, très grave pour le Berry. J’ai lu les actes d’accusation de mes amis, et j’ai pu y lire les montants des amendes, ainsi que de la mienne, cela va sans le dire…
Oh ! point que je trouve cela injustifié, après tout, votre éminence vous permet seule de définir l’incommensurable préjudice que vous avez subit, mais j’ai fait un rapide calcul et… on dépasse les mille écus !
Permettez-moi de m’en effrayer, point pour moi ou pour nous autres, mais pour vous. Oui, pour vous.
Nous avons constaté, de nos yeux, que vos responsables n’avaient d’ordinaire que quelques malheureuses pièces à manipuler, et j’ai peur, sincèrement, qu’ils soient fort embarrassés d’avoir à gérer autant d’argent si soudainement…

De plus, j’ai quelques notions –en toute humilité- en ce qui concerne le monde du commerce, et une telle somme en Berry comme cela d’un seul coup, Berry qui est si pauvre, oh oui pauvre pays, pourrait bouleverser toute votre économie, dévaluer votre monnaie, faire flamber les prix dans des proportions extraordinaire ! Vous affameriez votre peuple à la veille de Noël, cela serait si triste…

*Marcheur tombe le masque, affiche un sourire narquois en fixant un à un ses accusateurs, et parle d’une voix plus grave*

J’aurai pu arguer du fait que je ne suis qu’un jeune insouciant, dire que je m’étais embarqué dans une sombre affaire qui me dépasse, que je ne faisais que suivre les ordres de mon maître, et je pourrai le dire car cela est vrai. J’aurai pu implorer votre clémence et votre pitié... Mais je ne le ferai pas, car je ne peux me résoudre à m’abaisser à cela.
J’aimerai toutefois rappeler à messire le procureur, qu’une telle peine, pour autant que je le sache, n’a jamais été infligée à quelqu’un d’aussi jeune et démuni. Malgré tout, je le répète, et je reste fidèle à messire de Montmorency car j’ai prêté serment, et je ne souffrirai d’être un parjure.
En écrasant un misérable insecte tel que moi, messire Jehan Poilu, croyez-vous que vous pourrez honnêtement vous vanter du même courage que moi ?

*Il s’incline, tourne le dos au juge et se fait raccompagner par les maréchaux*


Citation :
Réquisitoire de l'accusation
Votre Honneur,

L'accusé reconnait les faits. Enfin un angevin courageux !

Pour le coup, la procure demande donc seulement 3 jours de prison pour avoir le temps d'apprendre nos lois et une amende de 110 écus de frais de dossier et de remboursement des écus à la mairie de Châteauroux.

Citation :

Dernière plaidoirie de la défense

La personne intéressée ne s'est pas manifestée.


Citation :
La défense a appelé Alessandro.di.roja à la barre
Voici son témoignage :
Juge,
Procureur,

Ave.

Je suis Alessandro di Roja, premier des reitres de la Maison de Gennes, et très fier de ce gars là. Car je témoigne que Marcheur n'est qu'aux premières lignes de son histoire, et qu'il l'aura démarrée d'un coup de maître.
C'est son premier procès, vous pourrez vérifier. Vous qui ne vous êtes pas vraiment donné la peine de travailler votre réquisitoire, Procureur,vous admettrez volontiers que la peine réclamée est largement abusive tenant compte de son âge, et de son absence d'antécédents.
Mais pire que ça, et j'atteste là qu'il s'agit du vrai crime dans cette histoire, vous ternissez ce qui devait être un grand moment en bâclant vulgairement votre présentation. Je comprends votre volonté de rédiger le plus rapidement tous les actes d'accusation possibles, mais il s'agit tout de même du moindre des respects que de vous donner la peine d'une correcte présentation.
Une première fois, ça se travaille.
Ca s'estime.

Vous rendez vous compte du gâchis ? Autant nous envoyer un formulaire pré-imprimé à remplir; nous vous aurions signé le reçu une fois rentré chez nous.
Il y a des efforts à faire, il ne faudrait pas l'oublier. Ne serait-ce que de façade.
C'est un piètre exemple que vous donnez là, Procureur.
J'espère que notre Marcheur n'aura pas vu ses illusions sur la valeur de la Justice brisées trop tôt.
Car c'est celà la véritable atteinte à la grandeur du Berry : l'anesthésie des âmes , une coquille vide coloriée avec des pastelles usées. L'application vient du coeur, souvenez vous en.

Puissiez vous revoir vos demandes, que celà reste digne. Si ce n'est par respect des chartes de la justice, et du bon usage des lois, que ce soit au moins par repentance d'avoir laissé si désolante image.


Citation :
Enoncé du verdict
Le prévenu a été reconnu coupable de trouble à l'ordre public.
*Après un bon verre de poire Sancerroise, notre Juge commençait à avoir le rythme, en ce matin ensoleillé mais bien frais, prenant le dossier suivant il découvre celui du jeune Marcheur, après avoir demandé à celui-ci de venir à la barre, il le fixe longuement, et commence ainsi.*

Vos considérations de langage sur la dénomination des différentes personnes rencontrées, mais aussi votre air de moquerie n’a pas sa place ici, vous êtes là devant un tribunal jeune homme, et si il y à bien quelqu’un qui est en mesure de faire des remarques, je pense être celui-ci , alors baiser un peu le ton et allez donc acheter des braies, à moins qu’en Anjou, les mœurs fassent que les vides pots du Sieur Finam, soient aussi obligés de présenter leurs séants en telle tenue à leur prétendu Maître ?


Quand à vouloir vous faire le défenseur de vos complices, sachez que vous auriez mieux fait de garder votre salive pour lécher les bottes de vos complices Angevins, je n’en ai cure.

Le Procureur vous trouve courageux d’avouer vos méfaits, moi je vous trouve insolent et à la limite de la décence devant cette Noble Cour, cela ne plaide pas en votre faveur croyez moi.

Vous avez donc participé au saccage et à la chute de la Mairie de Châteauroux, le nuit du 14ème jour du 12ème mois de l’an de grâce 1462, ce qui bien évidement est un acte grave et punissable comme le stipule nos loys rappelées par notre Procureur.
Livre II : Lois Pénales, article 17 : « Constitue un acte de trouble à l'ordre public, toute perturbation au bon ordre, à la sécurité, à la salubrité et à la tranquillité publique (extrait du droit coutumier établi par Volpone et Arnvald en 1451). »

Voici l'énoncé du Droit Coutumier Berrichon fondant l'utilité de ce procès. Rappelons que La Coutume existe en tant que telle et est source de droit au Berry. La coutume est l'ensemble des usages en vigueur au Berry et ayant force de loi. Il s'agit des lois non-écrites appliquées dans le Duché depuis toujours.

2) De l'universalité d'action:
Est punissable l'acte qui mettrait gravement en péril la vie en société si tout citoyen se l'autorisait.

Aussi Nous Bixente-Chouch, Juge du Berry sous le règne de notre Duchesse sa Grâce Astérie d’Ambparé vous déclarons coupable d’avoir participé à la prise de la Mairie de Châteauroux le 14 décembre 1462. Et vous condamnons à un bannissement sur les Terres du Berry pendant une période de 3 mois, et d’une peine de prison de 3 jours, dans sa bonté ne vous condamne pas à verser d’écus vous les laissent pour acheter des braies.

Vous avez la possibilité de faire appel de ce jugement.

Fait à Bourges le 23ème jour du 12ème mois de l’an de grâce 1462, par Bixente-Chouch, Juge du Berry à cette date.

La Justice à parlée.

Laisse tomber son trognon de chou, lui servant de maillet violement sur le bord du bureau

Glooooonccccui

Gardes conduisez ce va nu pied aux geôles
Le prévenu a été condamné à une peine de prison de 3 jours.
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