Gestion du duché du berry - RR
AccueilAccueil  ­FAQFAQ  ­S'enregistrerS'enregistrer  ­MembresMembres  ­GroupesGroupes  ­ConnexionConnexion  
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé, vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.Partager | 
 

 Allégeances au Duc Thomas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant
AuteurMessage
Thomas de Clérel
Vieux Duc


Nombre de messages: 2382
Fief: Dun-le-Roy
Date d'inscription: 21/01/2008

MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Ven 19 Sep - 23:49

Le Duc écouta attentivement la lecture faite par la maréchale d’arme, d’un air satisfait, heureux dénouement d’une histoire qui durait depuis si longtemps.

Monseigneur de Meillant voila qu’une injustice est aujourd’hui réparée et que vous récupérez enfin ce qui vous est dû, veillez sur les terres de Jussy-Champagne, comme vous avez veillé sur les terres du Berry durant votre règne, protégez les faibles et mettez en valeur ces terres, pour la plus grande gloire de notre Duché et de Dieu.

Le Duc marqua un temps d’arrêt, puis repris :

Pour ce qui est des problèmes économiques que traversent actuellement le Berry, le conseil y a longtemps réfléchie, surtout notre CAC il est vrai, mais toute aide est la bienvenue, je n’oublierais pas votre proposition.

_________________
Duc de Dun-le-Roy, Héraut de Berry et Pair de France.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Thomas de Clérel
Vieux Duc


Nombre de messages: 2382
Fief: Dun-le-Roy
Date d'inscription: 21/01/2008

MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Ven 19 Sep - 23:55

Neuvième allégeance, la Vicomtesse de Culan s’approchait du Duc, une fois l’allégeance faite, le Duc dit :

Vicomtesse, pour vos terres de Culan, je vous accorde aujourd’hui protection, justice et subsistance.

Le Duc scella l’allégeance par un baiser de paix chaste à sa vassale, puis repris :

Permettez-moi de vous présenter toutes mes condoléances pour la mort de votre époux, en mon nom et en celle du Duché.
Le Berry perd l’un de ses anciens Duc mais surtout un homme qui lui a consacré une bonne partie de son existence, nous veillerons à ce que cela ne soit pas oublié.

Que le Très Haut veille sur vous, et votre enfant, et vous aide à surmonter ce malheur.


[HRP : Le Duc ne fait pas allégeance à son vassal, mais je passe, car on va encore dit que je suis un chieur, pour préciser...]

_________________
Duc de Dun-le-Roy, Héraut de Berry et Pair de France.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mentaïg
sujet acharné


Nombre de messages: 2214
Fief: Baugy
Fontion sociale: ex Chancelière, ex Commissaire aux Mines.
Date d'inscription: 31/05/2007

MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Sam 20 Sep - 0:04

[HRP : pour les beaux yeux de LJD Llyr, par respect pour les avis toujours si pertinents de LJD Marie-Alice, et surtout pour le plaisir d'un dernier RP.]



Et hop ! C’est reparti pour un tour ! Mon brave Bacchus, direction le château de Bourges.

Bacchus, l’huissier aux belles bacchantes « privatisé » par Mentaïg quand elle avait été chassée de la chancellerie …
Oui, Mentaïg avait été chancelière, dix mois d’affilée, sous cinq ducs ou duchesses différents, à la tête des ambassades du Berry. Et un beau matin, alors qu’elle voulait aller mettre de l’ordre dans son bureau pour assurer cordialement la passation de pouvoirs qui, vu le mépris dans lequel la tenait la nouvelle duchesse, et l’engouement de cette dernière pour une jeune fille dont le seul titre de gloire était d’animer les couloirs du FIER de ses remarques à l’humour douteux, ne devait pas tarder de se produire, elle s’était heurtée à un mur. Là où, la veille, se trouvait une porte, il n’y avait plus rien. Que s’était-il donc passé ? Dans la nuit, un acherpiste, animal velu typiquement berrichon, avait retiré par magie toutes les clefs du trousseau que la jeune femme portait, le jour, pendu à sa ceinture, et la nuit coincé entre deux de ses oreillers.
Il faut bien avouer qu’elle aimait ses aises, et adorait dormir à demi assise, soutenue par une demi-douzaine d’oreillers. Cette innocente manie lui coûtait d’ailleurs assez cher en duvet d’oie de première qualité. Mais après tout, mieux valait le duvet d’oie que celui de poule. Ou même de poussin. C’est rugueux, parfois, le duvet de poussin. Et si on n’y prend garde, ça se transforme vite en acherpiste, ces animaux-là. Mentaïg préférait donc, et de loin, le duvet d’oie, fût-ce d’oie blanche. Quoiqu’elle n’eût rien contre les oies moins blanches, du genre pondeuse. Elle se demandait, tandis que le coche mené par Bacchus la conduisait au château de Bourges, pourquoi la maréchale d’armes lui faisait irrésistiblement penser à cette seconde catégorie. Le décolleté généreux, peut-être ? Non, les oies n’ont pas de décolleté.


Bacchus, donc, conduisait le coche. Fort mal. Tous les nids de poule, il les visait comme à plaisir.

Bacchus ! Par pitié, conduisez moins vite !

Ben, Dame Mentaïg, c’est qu’ plus vite vous serez débarrassée de c’te brol, comme qu’i dit le vieux duc, plus vite vous pourrez r’tourner à Baugy.

Voyons, Bacchus ! C’est important, les allégeances !

Renonçant à expliquer au digne homme toute l’importance qu’elle accordait à cette cérémonie, elle se renfonça sur les coussins, prenant son mal en patience.
Le coche s’arrêta enfin au pied des marches, si souvent montées – et descendues – par Mentaïg. Depuis le temps qu’elle était Secrétaire d’Etat, office royal qui lui valait l’inimitié des FIERistes, lesquels l’accusaient plus ou moins ouvertement d’espionner au profit de Paris, elle le connaissait par cœur, ce castel.
Dans la salle des allégeances, c’était l’habituel défilé de nobles plus ou moins titrés, venus comme tous les deux mois mettre leur épée – que parfois ils ne possédaient pas – et leur vie – parfois si dissolue qu’on se demandait comment le duc pouvait l’accepter – au service du feudataire en place et du Berry. Le duc, que Mentaïg surnommait in petto Face-de-Carême, d’une part pour l’incroyable ressemblance de son carnet d’adresses avec celui de feu son frère, d’autre part pour son tout aussi incroyable manque d’humour, regardait le défilé du haut de son trône, répétant inlassablement les mêmes gestes qui, faits par tout autre que lui, étaient empreints de solennité, et qu’il ne parvenait qu’à rendre cocasses aux yeux de la jeune femme.
L’approche de sa propre mort, qu’elle sentait inéluctable, après celle toute récente de son cousin, la plaçait en retrait de toute cette agitation, dont pourtant elle percevait encore la nécessité.
Aussi s’approcha-t-elle du duc, surmontant sa répulsion, et mit-elle un genou en terre… pour se relever aussitôt.
La tête lui tournait. Etait-ce dû aux lourds remugles émanant de certains participants, plus soucieux de s’amuser en vains combats de boue que de se laver ? A l’atmosphère pesante imposée par le deuil royal ? A sa propre fièvre, omniprésente depuis des semaines, et toujours plus forte depuis la mort de Valatar ?
Elle chercha des yeux un appui, n’en trouva pas, et se laissa glisser au sol. Au moins, elle était dans la bonne position. Agenouillée aux pieds de son suzerain. Non qu’elle appréciât particulièrement la façon dont il s’y était pris pour récupérer la couronne, mais le fait était qu’il l’avait. Elle crut sentir, accrochée à ses habits ducaux, une odeur de mort.
Il se passa quelques longues secondes avant qu’elle ne retrouvât son équilibre. Voyons… que fallait-il dire, déjà ? On lui avait envoyé un courrier, à ce sujet. Et puis ce n’était pas la première fois. La troisième, déjà. Non. La quatrième.
Elle recompta dans sa tête. Icyblue, Valatar, Hugoruth, Ysandre… Oui, cela faisait bien quatre. Pas besoin d’abaque pour calculer ça.
D’une voix claire malgré la fièvre, elle commença :


Moi, Mentaïg, …

Elle insista sur la fin de son nom. Il y en avait tellement, de ces bâsins, qui s’obstinaient à prononcer « mantègue », alors que c’était « mèn – ta – ïg » qu’il fallait dire, que toute occasion était bonne de le rappeler.

Moi, Mentaïg Cornedrue dicte Bourges, …

Une Cornedrue, et fière de l’être, malgré les sarcasmes imbéciles largement dispensés par le parrain de son cousin, un certain Aigurande, dont les jeux de mots sur les noms de famille ou de fief n’amusaient plus que lui. Cornedrue, comme Hugo, comme feu Valatar, comme le petit Gabriel, son pupille. Et comme sa propre mère, qui ne l’avait jamais su, puisqu’elle s’était toujours crue fille de celui qui n’était que le second époux de sa mère. Mentaïg eut une pensée pour elle. Où qu’elle se trouvât à cet instant, elle ne pouvait être que fière de la carrière de sa bâtarde de fille, aussi fière que l’était Mentaïg du nom qu’elle portait.

Moi, Mentaïg Cornedrue, dicte Bourges, Dame de Baugy…

Baugy… Très agréable, ce manoir, avec sa roseraie où s’épanouissaient les fleurs de septembre. Son frère de lait, Gilliane Ar Kalonnyg, s’y trouverait à merveille, quand il serait de retour de Bretagne, d’où il devait ramener, outre un chargement des graines à vin d’Arabie qu’y faisait pousser son grand-père, le vieux Jehan de Champagné de Chambellé – qu’il gèle sur la Lune ! – leur nourrice, la vieille Koupaïa. Ce serait bien agréable de l’avoir enfin de nouveau à ses côtés, de contempler la pomme fripée qui lui servait de visage, d’entendre son rire qui rocaillait comme le Blavet sous l’amoncellement du Toul Goulig.

Moi, Mentaïg Cornedrue, dicte Bourges, Dame de Baugy, renouvelle en ce jour mon allégeance …

Un nouveau malaise l’interrompit, l’espace d’une demi-seconde. La rage au ventre à l’idée que ce bâsin de duc pût imaginer qu’elle était trop mal en point pour prêter son allégeance en toute connaissance de cause, elle reprit, puisant dans ses réserves, à haute et intelligible voix.

Moi, Mentaïg Cornedrue, dicte ...

Oh ! Les lèvres de Mentaïg s'arrondirent en un O parfait, au moment où un discret huissier apportait une missive, sur laquelle elle reconnut le sceau de son âme, le baron d'Aupic. Du fond de sa forêt natale, où il se réfugiait trop souvent au goût de sa compagne, il avait pensé à faire allégeance. Jamais il n'avait démérité du Berry. Parmi les premiers, au début de la guerre de Touraine, l'année précédente, il était parti, mal remis de l'agression dont il avait été victime, et qui avait porté Mentaïg à la Mairie de Sancerre. Parmi les premiers, il était tombé, avec bien d'autres, dans une embuscade qui lui avait valu si vilaine blessure qu'il n'avait pu rejoindre l'ost de trois semaines. Trois longues semaines, qu'il avait passées à ses côtés, à Sancerre, à patrouiller jour et nuit sur les murailles, vigilant malgré la douleur, prêt à en découdre avec les forces conjuguées de l'Alliance du Centre. Il lui manquait, terriblement. Le Duc allait-il seulement jeter un oeil au parchemin, ou y répondrait-il de la même patte automatique qu'aux autres ?
Il faudrait qu'elle reparle à Dame Marie-Alice de cette histoire de traité bafoué par le Bourbonnais-Auvergne. La Pairie, toujours aussi engoncée dans sa coupable léthargie, ne réagissait pas. Tiens, n'était-elle pas de l'ADC, la maréchale d'armes ? De Touraine, peut-être, ou du Limousin ? Ah ! le Limousin ! Le Comté qu'un ami proche du Poilu avait contribué à piller. Condamné par le juge berrichon, bien sûr, celui qui maintenant se retrouvait duc. Sacrifié, sur l'autel des ambitions de son marionnettiste.


Moi, Mentaïg Cornedrue, dicte Bourges, Dame de Baugy, renouvelle en ce jour mon allégeance à la couronne ducale du Berry, en la personne de Messire Thomasdeclérel, duc légitimement élu.

Elle tiqua légèrement sur l’avant-dernier mot, poursuivit, toujours d’une voix claire, qui portait étrangement loin pour une si petite femme.

Je lui jure…

Oh ! Nouvelle missive, apportée tout aussi discrètement. Le pauvre duc allait en avoir, des lignes à écrire. Voilà qui faisait penser aux pensums infligés à Mentaïg quand, enfant, elle s'oubliait à contempler les flammes dans l'âtre, au lieu d'observer attentivement les doigts du curé de son village courant sur l'abaque, pour lui apprendre les rudiments du calcul. "Skrivit kant Hon Tad!", "Ecrivez cent Notre Père !" Et elle prenait son ardoise, traçait maladroitement.

Citation:
Hon Tad, pehini zo enn env,
hoc’h hano bezet santified ;
ho rouantelez deuet deomp ;
ho polontez bezet great var ann douar evel enn env.
Roit d’eomp hirio hor bara pemdeziek
ha pardounit d’eomp hon ofansou evel ma pardounomp d’ar re à deuz honz offanset ;
ha na bermettit ket e kouezfemp e tentasion ;
mes hon dilivrit diouz ann drouk.
Evelse bezet great.

Cent fois. Elle effaçait, recommençait, jusqu'à parvenir aux cent fois prescrites par le vieux prêtre au regard pétillant de malice. D'où venait-elle, cette missive-là ? Les armes de Lazenay. Dame Cricri, son amie. Celle qui l'avait si bien secondée, au mois de janvier précédent, lors de la difficile naissance du petit Philippe Levan. Qu'était devenu son époux, Messire Morillon ? Il se racontait que le Poilu l'avait arraché de force à sa retraite, l'été précédent, pour lui faire accomplir, sous l'influence d'un de ces champignons hallucinogènes dont il prétendait la forêt berrichonne toute tapissée, quelque acte bizarre à son profit. Mais la rumeur dit tant de choses ! Mentaïg ne l'écoutait pas.

Je lui jure…

Voilà qui lui rappelait Koupaïa.

Citation:
An guen heguen amlaouenas
An hegarat an lagat glas
Mar ham guorant va karantit
Da vout in nos oh he costit
Uam garet ne prêt (*)


La voix de la vieille femme sonnait dans sa tête, lui rappelant les jours heureux, sur le bord de la Manche, à contempler, par-delà l’immense été, les côtes imaginées du pays des âmes errantes. « On ne jure pas, ma merc’h vihan, ça ne se fait pas. » Oui, Koupaïa, ma nourrice, vous aviez raison. Qui sommes-nous, pour jurer alors que seul le Très-Haut tient dans ses mains notre destin ? Je vais jurer aide et conseil, et sais ne longtemps pouvoir tenir mon serment. Je vais jurer, Koupaïa, parce que toujours m’apprîtes à tenir mon rang, tête haute et regard clair. Toujours m’apprîtes que tous nous sommes égaux au regard du Très-Haut, et que l’homme debout devant moi, agenouillée, n’est qu’un de ses fils, et pas forcément le plus méritant, lui qui n’hésite pas à faire parler les morts donneurs de leçons. Je vais jurer, Koupaïa.

… obsequium,

Ah ! les heures volées à la bibliothèque du grand-père qui refusait d’y voir pénétrer la petite bâtarde de son fils cadet. Le livre d’heures dérobé, tout écrit en latin, dans lequel elle avait, toute seule, cachée derrière une tapisserie du manoir glacial, à déchiffrer puis lire, en comparant les signes avec les sons entendus à la messe matutinale. Que c’était loin, tout cela, les yeux furieux du grand-père surpris, les coups de badine de l’oncle obséquieux.


… consilium,

Comme si elle ne l’avait pas toujours fait. Conseiller, conseiller, et conseiller encore. Toute une carrière dans l’ombre des grands, heureuse d’y être. Des mois à conseiller qui voulait bien l’entendre, à pester contre celle qui n’avait rien voulu savoir, et dont les deux mandats se résumaient à un vide navrant, tant des caisses que des réalisations. Consilium consenti, toujours, et ô combien plaisant, auprès de Dame Marie-Alice d'Altérac, au Secrétariat d’Etat, une grande dame, à l’immense intelligence, au cœur plus grand encore.
Ses yeux s’égarèrent du côté de Bacchus qui, sûr de son importance et suffisant à son habitude, attendait dans un coin, les bras chargés des volumina de sa maîtresse. Elle avait hâte d’y retourner, de se dissimuler aux yeux des participants à cette interminable cérémonie, dans l’ombre d’un pilier, pour dérouler et annoter discrètement un de ses précieux dossiers. On n’est pas à la fois adjointe au maire, conseillère ducale, ambassadrice royale, primus académique du Berry, académicienne royale et chef de cabinet du Secrétariat d’Etat sans un Bacchus sous la main, et un minimum d’organisation.


… et auxilium.

C’était dit. Paroles prescrites, gestes obligatoires, tout y était passé. Epuisée, et par la position, si inconfortable dans son état de fatigue, et par la fièvre, par-dessus tout par la certitude de n’avoir plus jamais à se prêter à cette cérémonie, consciente du dandinement impatient du vieux Bacchus non loin de là, Mentaïg attendit que le couronné la relève. Il n’en récolterait pas un tour de reins. La jeune femme n’avait plus que la peau sur les os, tout au plus atteignait-elle les 80 livres, robe et coiffe comprises. Refoulant sa répugnance à l’idée du baiser vassalique qui ne tarderait plus, elle planta son regard vert, toujours aussi froid et inexpressif, dans celui du duc.



(*) La blanche souriante m'a réjouit, l'aimable à l'oeil bleu, si me garantit mon amour d'être la nuit à ses côtés. Femme aimée, à tout moment.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Thomas de Clérel
Vieux Duc


Nombre de messages: 2382
Fief: Dun-le-Roy
Date d'inscription: 21/01/2008

MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Sam 20 Sep - 0:33

Le Duc fit les gestes imposés et prononça les paroles obligatoires pour accepter l'allégeance de sa vassale.

_________________
Duc de Dun-le-Roy, Héraut de Berry et Pair de France.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Thomas de Clérel
Vieux Duc


Nombre de messages: 2382
Fief: Dun-le-Roy
Date d'inscription: 21/01/2008

MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Sam 20 Sep - 0:39

Le Duc reçus deux nouveaux parchemins, dont il pris connaissance, puis les fit donner à la maréchale d'arme pour qu'elle en prenne acte, avant que le page près de lui les récupères et qu'ils viennent gonfler le tas de parchemins qu'il avait déjà dans les mains.

Après la cérémonie, le Duc leur répondrais en ces mots :


Citation:
Moi, Thomas de Clérel, Duc de Berry,

A Homme_des_bois, Baron d'Aupic,

Salutations,

J'ai bien reçus votre allégeance.

En ma qualité de XI ème Duc de Berry, je vous accorde protection, justice et subsistance.

Que Dieu vous garde Baron.

Fait à Bourges le 15 Septembre de l'an de grace 1456.

Thomas de Clérel,

XI ème Duc de Berry.



Citation:
Moi, Thomas de Clérel, Duc de Berry,

A cricriultras, Dame de Lazenay et de Soires,

Salutations,

J'ai bien reçus votre allégeance.

En ma qualité de XI ème Duc de Berry, je vous accorde protection, justice et subsistance.

Que Dieu vous garde chère amie. J’espère que vous et votre famille vous portez bien et que vous vous plaisez dans le sud de la France.
Mes amitiés à Morillon.

Fait à Bourges le 15 Septembre de l'an de grace 1456.

Thomas de Clérel,

XI ème Duc de Berry.

_________________
Duc de Dun-le-Roy, Héraut de Berry et Pair de France.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mentaïg
sujet acharné


Nombre de messages: 2214
Fief: Baugy
Fontion sociale: ex Chancelière, ex Commissaire aux Mines.
Date d'inscription: 31/05/2007

MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Sam 20 Sep - 0:40

[HRP : Yes ! lol! lol! lol!
Vous pouvez effacer Very Happy /HRP]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
George le poilu
Duc de Berry


Nombre de messages: 5935
Fief: RP: Saint-Aignan - HRP: Bruxelles
Fontion sociale: Duc de Berry et veuf qui cherche une épouse (jolie de préférence)
Date d'inscription: 28/01/2006

MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Sam 20 Sep - 1:03

George assiste à la cérémonie magnifiquement orchestrée par Nebisa et le Duc Thomas, digne successeur des grands ducs de Berry: le duc juliani qui régnait sans partage lorsqu'il n'était encore qu'un enfant et un jeune homme à peine pubère.

Il se souvient des récits contés par sa mère au chevet de son lit, lui parlant des heures durant des batisseurs de notre pays, les Ducs Thierry et Volpone. Il se remémore son accesion au trône et le long règne qui s'en suivi, des deux duchesses Ysandre et Jazzette qui lui ont succédé. incontestablement Thomas était appelé à entrer à coté de ces ducs dans l'histoire de notre petit pays...

Soudain, il est sorti de ses pensées, le dégout en lui par le spectacle d'une vieille femme malade, ne portant plus que la peau sur les os... Etonné, il la voit s'avancer vers le duc et commencer à lui parler à grande peine. mentaig ? non !!! quelle déchéance vit elle se dit le duc.

Affaiblie, fatiguée, elle tient à peine debout. L'heure du jugement denier semblait approcher et George comprend le stress qui doit la tourmenter à l'idée de devoir comparaitre et justifier ses actes, toutes ses bassesses, ses trahisons, ses mensonges devant le Tout puissant. Dieu qu'il n'aimerait pas être à sa place ! pauvre fille pensa t il.

C'est troublé entre ce sentiment aristotélicien de pitié pour cette vieille jeune fille célibataire qui n'aura jamais connu la chaleur d'un foyer auprès d'un époux et d'enfants, et son plaisir de célébrer le décès à venir d'une espionne royaliste. Que pourrissent tous ces batards du roy se dit il, qu'ils fournissent engrais à notre terre libre de Berry. La mort de chacun d'entre eux devrait être l'occasion de réjouissances pour ceux qui aiment ce beau Berry.

Ces pensées sont chassées par le souvenir de celle qui n'était rien avant qu'il ne se penche sur son sort, qu'il la prenne sous son aile pour la propulser à l'avant scène de la vie publique berrichonne. Au moment où George essuyait publiquement et en privé de très nombreuses critiques sur sa décision de la nommer Chanceliere de Berry, il n'aurait jamais même oser imaginer que sa mentaig, comme le perfide Daju le fit avec Christos, le trahirait elle aussi une fois sa notoriété acquise pour satisfaire les ambitions illimitées de sa famille

george se demande qui sera le suivant à s'avancer. il était joueur et aurait bien parié si la cérémonie n'avait pas été aussi sollennelle, mais décide de rentrer rejoindre son épouse mourante

_________________

Citation:
les royalistes sont utiles au Berry, ils lui fournissent l'engrais quand on les met en terre
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
nebisa
Divine Reyne des chieuses


Nombre de messages: 282
Date d'inscription: 03/09/2008

MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Sam 20 Sep - 13:46

Nouveau pigeon , missive épistolaire à déposer auprés du Duc.. ignorant les agitations nerveuses qui l'entourent, gérer les excés d'humeurs chez les nobles mal soignés ne sont pas dans les attributions de la Hérauderie ...

Vostre Grasce ? Je crois avoir oublié ceci depuis le commencement de la cérémonie... Acceptez mes excuses.


Ottobismarck a écrit:
Par la grâce de Dieu,
nous, Mgr Otto Bismarck, humble baron de Châtelet en Berry,

à vous, Thomas de Clerel, Duc de Berry par la grâce des urnes,

salut.

Par la présente, nous reconnaissons comme suzerain vous, Thomas de Clerel, Duc de Berry par la grâce des urnes.

Que nous vous devons désormais respect (obsequium), aide (auxilium) et conseil (consilium),

Que si un conflit venait à vous opposer vous, Duc de Berry, notre suzerain, à Sa Majesté, Lévan, Roy de France, notre souverain, nous jurons que nous prendrions cause pour lui.

Que si un conflit venait vous opposer vous, Duc du Berry, notre suzerain, à un tiers, nous jurons que nous prendrions cause pour vous.

Que nous ne puissions enfreindre la page de ce serment, ou aller à son encontre par un courage téméraire. Si cependant nous osions le tenter, que nous sachions que nous encourrerions l'indignation du Dieu tout-puissant et de ses bienheureux prophètes.

Pour que l'autorité de notre sermentation obtienne une vigueur plus ferme dans les temps à venir, nous avons décidé de la confirmer par notre main et de la signer par l'impression de notre sceau.

nous Mgr Otto Bismarck, humble seigneur de la baronnie de Châtelet en Berry, a écrit et ratifié,

Date en l'enceinte de la Cathédrale d'Orléans, le lundi 15 des calendes de septembre de l'an Pâques MCDLVI.

Amen.


Puis, la Malemort, toujours digne et imperturbable s'en retourne à son pupitre préparer un petit état des lieux histoire de voir qui il manque encore ...

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Thomas de Clérel
Vieux Duc


Nombre de messages: 2382
Fief: Dun-le-Roy
Date d'inscription: 21/01/2008

MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Mar 23 Sep - 0:42

La cérémonie semblait toucher à sa fin, il manquait peu d’allégeance de nobles, le Duc pris l’une des dernières lettres d’allégeances, en prit connaissance et la donna au page qui était resté tout au long de la cérémonie près de lui et qui commençait à avoir les bras bien encombré par toutes ces lettres d’allégeances.

À la fin de la cérémonie, le Duc répondrait à l’évêque d’Orléans par ces mots :


Citation:
Moi, Thomas de Clérel, Duc de Berry,

A Monseigneur Otto Bismarck, Baron de Châtelet, évêque d’Orléans et Vice-Primat de France,

Salutations,

J'ai bien reçus votre allégeance.

En ma qualité de XI ème Duc de Berry, je vous accorde protection, justice et subsistance.

J’espère, cher ami, que vous vous plaisez en Orléanais, où le service de notre Seigneur vous à amenez. Puisse Dieu veiller sur vous et puissiez-vous prier pour le Berry et ses habitants.

Que Dieu vous garde Baron.

Fait à Bourges le 15 Septembre de l'an de grace 1456.

Thomas de Clérel,

XI ème Duc de Berry.

_________________
Duc de Dun-le-Roy, Héraut de Berry et Pair de France.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
nebisa
Divine Reyne des chieuses


Nombre de messages: 282
Date d'inscription: 03/09/2008

MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Sam 27 Sep - 11:27

Nouvelle allégeance espistoliére a transmettre...

Vostre Grasce ? Le Vicomte de Graçay s'excuse de ne pouvoir venir, la cause en est une vilaine grippe apparement, et vous mande son allégeance.

Shaïgan a écrit:
Par la grâce d'Aristote,
nous, Shaïgan, humble vicomte de Graçay en Berry,

à vous, Thomas de Clérel, Duc de Berry par la grâce des urnes,

salut.

Par la présente, nous reconnaissons comme suzerain vous, Thomas de Clérel, Duc de Berry par la grâce des urnes.

Que nous vous devons désormais respect (obsequium), aide (auxilium) et conseil (consilium),

Que si un conflit venait à vous opposer vous, Duc de Berry, notre suzerain, à Sa Majesté, Lévan, Roy de France, notre souverain, nous jurons que nous prendrions cause pour lui.

Que si un conflit venait vous opposer vous, Duc de Berry, notre suzerain, à un tiers, nous jurons que nous prendrions cause pour vous.

Que nous ne puissions enfreindre la page de ce serment, ou aller à son encontre par un courage téméraire. Si cependant nous osions le tenter, que nous sachions que nous encourrerions l'indignation du Dieu tout-puissant et de ses bienheureux prophètes.

Pour que l'autorité de notre sermentation obtienne une vigueur plus ferme dans les temps à venir, nous avons décidé de la confirmer par notre main et de la signer par l'impression de notre sceau.

nous Shaïgan, humble seigneur de la vicomté de Graçay en Berry, a écrit et ratifié,

Date en l'enceinte du donjon de Graçay, le samedi XXVII des calendes de septembre de l'an Pâques MMIIX [samedi 27 septembre 2008].

Qu'il en soit ainsi et heureusement. Amen.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Thomas de Clérel
Vieux Duc


Nombre de messages: 2382
Fief: Dun-le-Roy
Date d'inscription: 21/01/2008

MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Sam 27 Sep - 16:56

Le Duc commençait à fatiguer d’attendre les anoblissements de sa noblesse, alla s’asseoir sur le trône ducal, afin d’être mieux installer afin d’attendre les retardataires.

Thomas pris connaissance de la nouvelle allégeance épistolière que lui fit donner la Comtesse Nebisa, en prit connaissance, et la donna au page près de lui, qui depuis le début de la cérémonie commençait à avoir les bras chargés de parchemin..

À la fin de la cérémonie, le duc répondra à son vassal en ces mots :

Citation:

Moi, Thomas de Clérel, Duc de Berry,

À Monseigneur Shaïgan, Vicomte de Graçay, Sénéchal de mes armées,

Salutations,

J'ai bien reçus votre allégeance.

En ma qualité de XI ème Duc de Berry, je vous accorde protection, justice et subsistance.

Cher ami, je ne sais si vous êtes au courant, mais votre vassal a participé à la destruction d’une armée Poitevine à Poitiers, il y a quelques jours de cela. Cette action a forcé le Poitou a rappelé une de leurs armées qui étaient en Anjou, soulageant ainsi l’Anjou d’une armée d’occupation sur leur sol.
Félicitez-le pour moi, que ce soit voulue ou non, il a aidé nos amis Angevin dans leur quête pour la liberté contre le Poitou oppresseur.

Que Dieu vous gardes Vicomte, vous et vos gens, et vous accorde une longue vie au service de notre terre et de son peuple.

Fait à Bourges le 15 Septembre de l'an de grace 1456.

Thomas de Clérel,

XI ème Duc de Berry.

_________________
Duc de Dun-le-Roy, Héraut de Berry et Pair de France.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Turenne
sujet conscrit


Nombre de messages: 72
Fief: Aubigny
Date d'inscription: 02/04/2007

MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Jeu 2 Oct - 0:26

Une missive en provenance d'Aubigny fut déposée entre les mains du duc.


Citation:
Nous, Turenne de la Tour Saint-Arnault, Marquis d'Aubigny et Baron d'Aps par la grâce de Dieu, prêtons par la présente serment d'indéfectible allégeance à Monseigneur Thomasdeclerel, Duc de Berry.

Puisse son règne se dérouler sous les meilleurs auspices.

Fait à Aubigny, le Premier Jour du Mois d'Octobre de l'An de Grâce Mil Quatre Cent Cinquante-Six.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://aubigny.actifforum.com/index.htm
Thomas de Clérel
Vieux Duc


Nombre de messages: 2382
Fief: Dun-le-Roy
Date d'inscription: 21/01/2008

MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Ven 3 Oct - 18:48

La cérémonie touchait à sa fin, le soleil commençait à se coucher et le Duc berrichon à bailler sur son trône, lorsque arriva un messager, qui lui tendit un message.

Thomas en pris connaissance, la fit passer à sa chieuserie comtale et héraldique et la missive fini par atterrir dans les mains du page qui commençait à être fortement encombré de tous ces parchemins.

Après la cérémonie, le Duc répondra en ces mots à son vassal :

Citation:

Moi, Thomas de Clérel, Duc de Berry,

À Sa Magnificence Turenne, Marquis d'Aubigny et Baron d'Aps,

Salutations,

J'ai bien reçus votre allégeance.

En ma qualité de XI ème Duc de Berry, je vous accorde protection, justice et subsistance pour la durée de mon mandat.

Puissiez-vous me servir aussi bien que vous l’avez fait avec mes prédécesseurs.

Et puisse Dieu vous accorder longue vie et nombreuse descendance.

Fait à Bourges le 15 Septembre de l'an de grace 1456.

Thomas de Clérel,

XI ème Duc de Berry.

_________________
Duc de Dun-le-Roy, Héraut de Berry et Pair de France.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
nebisa
Divine Reyne des chieuses


Nombre de messages: 282
Date d'inscription: 03/09/2008

MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Sam 4 Oct - 11:48

Vostre Grasce, avant de vous présenter le compte des allégeances reçues, je vais avoir l'honneur d'appeler Dame Ysandre afin qu'elle recoivent ses terres Ducales pour son régne sur ce beau Duché.

Citation:
Par la présente, Nous, Nebisa de Malemort, Comtesse de Ségur, Vicomtesse de Chabrières, Grand Chambellan de France, Maréchal d'Armes Royal, Héraut d'armes du comté du Limousin et de la Marche, actuellement en charge de la gestion héraldique du Duché de Berry, de part le blanc seing consentit par le Roy d'Armes, faisons acte de la demande de Dame Ysandre, quant à l'octroi d'un fief de retraite pour elle mesme comme les lois Héraldiques l'y autorisent Sis au fief nommé Chantome en Berry.

Que nous accédons à la demande de Dame Ysandre, quant à son fief dict de retraite.


Apres recherches héraldiques dument entérinées, le Fief de Chantome est bien Fief du Duché de Berry.


Qu'en conséquence, Dame Ysandre se voit remettre le fief de Chantome, fief élevé en Duché.

Qu'elle portera donc "or aux deux lions de sable adossés armés et lampassés de gueules", soit après dessin :





Par nostre Scel,nous actons ce document comme valide et conforme aux reglements Héraldiques .

Faict le IV e jour du Mois d'Octobre 1456 sous le règne de nostre souverrain bien aimé le Roy Levan le troisieme de Normandie.




_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
nebisa
Divine Reyne des chieuses


Nombre de messages: 282
Date d'inscription: 03/09/2008

MessageSujet: Re: Allégeances au Duc Thomas   Sam 4 Oct - 15:28

Se faufilant prés du Duc, la Malemort se penche pour lui glisser la liste des nobles, dument ratifiée



Il nous manque donc, les Dame Josybabas et Claudelle, et les Sires Shanamir et Manulascience. Ces personnes recevront un pigeon de rappel (courrier IG), il est évident que les bons Aristotéliciens faisant retraite pour le bien de leurs âmes ne sauraient être chatiés, cependant, nous nous devons de rappeler les étourdis qui auraient manqué cette beeeeelle cérémonie.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Allégeances au Duc Thomas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 4 sur 5Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Chateau de Bourges :: Le Château de Bourges :: Le Château de Bourges RP :: Salle des allégeances de la noblesse-
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé, vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.