Conte du Berry.
Les Origines.
Il était une fois, au sein d'un Royaume de France composé
alors de l'Artois, de la Normandie, de la Bretagne, De la Champagne
et de la récente Bourgogne, l'annexion de la province du
Berry.
Cette belle région fut alors colonisée
avec seulement 3 villages, villages uniquement forestiers qui plus
est. Sancerre, Châteauroux et St Aignan furent donc ainsi
ouverts à la population.
Une foule bigarrée et
assez hétéroclite vint alors s'installer au sein de
cette belle mais rude région. Nous manquions cruellement
d'artisans à l'époque. De nombreux appels à la
main d'œuvres furent lancés de part et d'autre du Royaume
afin de recruter alors essentiellement des charpentiers et des
forgerons nécessaires à l'exploitation de nos forêts.
Je me rappelle bien de cette période, les marchés
étaient peu remplis et les produits se vendaient à des
prix qui nous paraitraient aujourd'hui démesurés.
Le pain était aux alentours de 8 écus, les légumes
à 14 et la viande alors tournait entre 22 à 25 écus
le morceau. Et cela se vendait!
Ce fut aussi l'époque où
les spéculateurs se livraient à cœur joie à
leur immonde travail, certains allant chercher de la marchandise dans
de vieilles régions en grande quantité et à bas
coût pour la revendre sur nos marchés avec une très
légère démarque par rapport à nos coûts de
vente moyens empochant ainsi des marges énormes (achat de pain
à 7 écus et revente à 8 par exemple dans une
région composée de nombreux vagabonds, je vous laisse
calculer par vous même les profits). Valdy, dont je reparlerais
plus tard, était évidemment un de ces tristes
individus...
Le futur Roy de France, Levan III de Normandie
(il n'était pas oint à l'époque), nomma un duc
provisoire afin de diriger cette province en attendant que le peuple
désigne son duc. Volpone de Médicis, membre du PARS et
juriste reconnu et émérite au sein du Royaume s'assit
donc le premier sur le trône ducal. Il choisit certains de ses
conseillers parmi ses amis politiques, mais pas seulement. Des gens
nés en Berry également furent joints à ce
premier conseil ducal. Je pense à Arnvald et Manulascience
entre autres...
Le Premier conseil ducal ou l'histoire des bâtisseurs du Berry.
1. Duc : Volpone
2. Commissaire au Commerce : Juju
3. Bailli : Bouboule
4. Capitaine : Le_wawa
5. Connétable : Yoyoletroll
6. Juge : Arnvald
7. Porte-parole : Shavadon (mort), puis Volpone
8. Prévôt des Maréchaux : Cesarion
9. Procureur : Viking
10. Suppléant : Levan (eh oui!),
11. Suppléant : Meth,
12. Suppléant : Michel
Furent les conseillers qui eurent la rude tache de
"civiliser" cette région. Ils disposèrent
pour cela uniquement de leurs envies et de leur intelligence. La
présence de Levan III de Normandie était uniquement
justifiée par la demande de Volpone qui ainsi faisait de ses
Lois des réalités inaltérables, sauf en cas de
contre-signature du Roy de France.
L'économie
Le trésor ducal partait de zéro, avec aucune
marchandise en stock. Et les mairies qui elles n'eurent pas la chance
d'avoir un maire rapidement, furent toutes assaillies par les rachats
automatiques et tournant aux alentours de -10 / -15 000 écus.
Sancerre étant même allée jusqu'a -25 000 écus
après plusieurs révoltes.
Le jeune CAC de l'époque
(et oui je n'ai pas toujours eu une barbe blanche) bien
inexpérimentée débordait d'idées afin
de remonter toute l'économie du duché. et cela tournait
essentiellement autour de quatre lettres : "BOIS".
Plusieurs grandes campagnes de rachat des stocks de bois dormant
sur les marchés furent lancées, suivies d'exportation
vers les régions qui étaient alors en manque de cette
denrée indispensable. Cela était l'accomplissement de
la première étape de son programme économique.
La seconde fut d'orienter les productions de l'artisanat vers le
métier de charpentier et ainsi encourager la production de
seaux, échelles, barques et autres dérivés
boisicoles. Produits amenant de fortes marges à leur
fabriquant (à l'époque on tournant autour de 30/40 écus
de bénéfice par jour pour un lvl2). parallèlement
à cela, ce CAC composa au duché un stocks de
marchandises afin de petit à petit orienter les prix de vente
et ainsi de tirer les prix vers le bas, afin de permettre une
meilleure exportation des produits en surstock.
Le but
premier étant d'amener le Berry vers une autonomie financière
forte. Le marché interne devait s'auto-suffire et les
excédents étaient alors destinés à
l'exportation grâce à des prix bas.
La justice ou la création du droit coutumier.
Nous étions à l'époque où le codex champenois
venait de voir le jour. Recueil fort complet mais indigeste. les
autres provinces se lançant de façon effrénée
dans de pâles copies de l'œuvre du Maître Caedes, tout
en se gardant bien de revendiquer une quelconque parenté avec
le codex.
Le génie du Berry, vint de l'éminent
Arnvald, avec la création d'un droit dit "coutumier".
Le principe était d'une simplicité exceptionnelle !
Tout ce qui sortait de la morale de la trinité : de l'Église,
de la vie communautaire et de l'éducation dispensée par
un bon père de famille, étaient alors passibles de
sanction. Sanction laissée libre à l'appréciation
du juge. Juges qui dans leur grande sagesse et cela depuis la
création du Berry, n'abusèrent jamais de ce pouvoir
quasi illimité ! La Cour d'appel nous donnant d'ailleurs
raison dans les quelques dossiers qui lui furent présentés.
Mais le droit coutumier est essentiellement dirigé vers
les affaires de la vie quotidienne des berrichons. Pour tout ce qui
sort de l'ordinaire, ce fut alors le Duc Volpone qui posa les bases
de nos lois écrites. La quasi totalité de ces lois ont
d'ailleurs traversé les années et sont toujours en
vigueur. Preuve de leur puissance et de leur justesse.
La meilleur des défenses est ...d'inspirer la peur.
Les différents ducs qui se sont succédés ont
toujours adhéré à cette politique sécuritaire.
Le Berry est à l'époque le plus petit duché des
Royaumes et pourrait donc représenter une proie facile.
Une
armée de métier fut alors mise en place, les effectifs
étaient peu nombreux, mais suivant les règles de guerre
en vigueur à Compiègne, les soldats par contre étaient
extrêmement bien équipés ! Ils avaient chacun
l'équivalent d'une épée et d'un bouclier. Des
balistes et des murs de pierres défendaient nos villages et un
énorme stock de fer brut était présent dans nos
réserves.
Par ailleurs, l'information fut la clé de
nos succès. De nombreuses amitiés disséminées
un peu partout au sein du Royaume, permirent au Berry d'avoir
toujours un temps d'avance sur les autres provinces.
Ceci
conjugué à une volonté manifeste de neutralité,
désignèrent le Berry comme un interlocuteur privilégié
par les belligérants. Comme l'attestent les médiatiques
"accord de Pouancé" conduit par le Duc Thierry,
suite à la guerre : Poitou/Touraine contre l'Anjou.
Une
armée de métier parcourut également
régulièrement les routes de notre province lors de
l'apparition du brigandage. Les assassins et bandits de tout poils
étaient alors capturés, rossés, puis passés
en justice. Justice qui rendait un verdict sévère mais
juste. Notre région fut rapidement réputée pour
ne pas être "une terre de chasse" pour les malfrats.
Quelques révoltes, bien trop nombreuses, éclatèrent
le temps du premier mandat ducal. La situation fut rapidement
maitrisée et depuis de nombreuses années le Berry
est désormais une terre où il fait bon vivre.
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Duc de Dun-le-Roy, Héraut de Berry et Pair de France.